En
1914
 
L e 2août le Général von Emmich lance un
ultimatum à la Belgique: laissez nous passer !
Le
2 août, le Roi Albert, conformément à l'article 68
de la Constitution, prend le commandement effectif de
l'armée
Les troupes allemandes envahissent la Belgique et en
peu de temps arrivent à Visé.
L'offensive Von Emmich a commencé. Le général
lance un ultimatum à la belgique pour demander le
libre passage sur le territoire
Le but de son offensive est de prendre la Position Fortifiée de Liège qui est ceinturée de
12 forts.
C'est une position stratégique de toute
première importance de par sa situation car, par
Liège convergent :
- 17 axes routiers (au départ
d'Aix-la-Chapelle, de Bruxelles, de Maastricht, de
Namur, de Verviers, etc...)
- 7 voies ferrées dont l'axe Allemagne-France
- 1 grand fleuve : la Meuse
- 2 rivières importantes :l'Ourthe et la Vesdre.
Cette configuration explique le trafic important de
cette région. Liège est aussi un passage obligé
vers l'intérieur de la Belgique et vers les zones
portuaires.

La
place prendra désormais
le nom de P.F.L. (Position
Fortifiée de Liège). elle est placée sour le
commandement du Général Leman.
Les anciennes défenses de Liège, la Citadelle et la
Chartreuse, obsolètes et déclassées en 1891, font
partie du système mais point de vue défensif
céderont la place à ces 12 forts.
C 'est une ceinture de fort conçue par le général
Brialmont et construite entre 1888 ey 1891 sur base
de la guerre de 1870, et de l'armement de cette
époque avec un matériau inovant; le béton
Grave erreur, ils sont fait en béton NON armé et ne
résisteront pas à l'armée allemande qui à
l'époque à déjà une guerre d'avance, ce qu
Brialmont ne pouvait prévoir.
Conçus pour résister à des obusiers et canons de
210, on n'imaginait pas que l'assaillant arriverait
avec des canons de 420mm du type Gosse Bertha.
Les forts manquaient aussi de systèmes de
ventilation, c'est ce qui causa la plupart du temps
leur reddition, asphixiés par des gaz toxiques.
Le but de cette ceinture est d'empêcher la prise de
la ville, qui elle même est dépourvue de défenses,
et surtout de permettre la réorganisation de
l'armée et la mise au point d'une contre-attaque.
Les forts réussiront leur mission. Ils résisteront
bien plus longtemps que ce que les allemands
s'imaginaient, eux qui croyaient en avoir fini en
quelques heures perdront plus d'une semaine. Il
faudra qu'ils amènent leur plus grosse artillerie
pour venir à bout de la résistance des liégeois,
mais l'objectif avait été atteint, grâce à leur
résistance, l'armée belges et les alliés avaient
pu se regrouper à l'ouests
La ville reçut dès le 4 août de la France la Légion
d'Honneur pour sa résistance. C'est aussi en hommage
à Liège qu'à Paris on débaptisa le café viennois
pour le renommer café liégeois.

von Emmich
L'Armée de la Meuse,
sous les ordres du général von Emmich,
comptait, d'après certains auteurs, 55
000 hommes environ, dont 15 000
cavaliers, 80 canons, une escadrille
davions de reconnaissance et un
dirigeable (le Z VI "Cöln").
Ces troupes, prélevées sur cinq corps
darmée différents, étaient
divisées en six brigades mixtes:
Le 25e R.I. de
Aix-la-Chapelle.
La 34e Br. du 9e C.A. venant
de Schwerin.
La 27e Br. du 7e C.A. venant
de Cologne.
La 14e Br. du 4e C.A. venant
de Halberstadt.
La 11e Br. du 3e C.A. venant
de Brandebourg.
La 38e Br. du 10e C.A. venant
de Hanovre.
La 43e Br. du 11e C.A. venant
de Cassel.
|

Plan d'attaque allemand
 |

Leman
À Liège, la garnison de
la place comprenait des troupes de
campagne et des troupes de forteresse.
Les troupes de campagne, la 3e
D.A. (division darmée), étaient
constituées de 34 500 hommes
(environ) et étaient dotées de 72
canons. Les troupes de forteresse
(incluant linfanterie,
lartillerie, le génie et la
cavalerie) se composaient de 15 000
hommes (dont 5 000 dans les forts), et
disposaient des 207 pièces
dartillerie des forts, auxquelles
il faut ajouter les 114 pièces mobiles
anciennes affectées à la défense des
intervalles. Cela donne pour la défense
de Liège un total de 50 000 hommes et de
393 bouches à feu, certains avancent un
nombre moins important et l'estiment à
32 000 hommes
|
Les forts, en commençant par
le nord, rive droite de la Meuse :
Barchon,
grand fort
Évegnée, petit fort
Fléron,
grand fort
Chaudfontaine,
petit fort
Embourg,
petit fort
Boncelles,
grand fort
Flémalle,
grand fort
Hollogne,
petit fort
Loncin,
grand fort
Lantin,
petit fort
Liers,
petit fort
Pontisse, grand fort
|
Douze forts, six petits et
six grands, situés à une distance de 7 à 9
km du centre de Liège et à une distance
variant entre eux de 2 et 6 km. qui leur
permet de se protéger mutuellement Chaque fort est équipé de 2
canons vétustes de 150 pouvant tirer à 8 km
un projectile de 40 kg, de 2 canons de 120,
de 1 ou 2 obusiers de 210 et de 2 canons de
57 à tir rapide pour la défense
rapprochée. Utilisant encoore de la poudre
noire, alors que la poudre sans fumée
existe, ils dégagent une forte fumée
irrespirable à la longue.
Brialmont a prévu des voûtes de béton
susceptibles de résister au choc et à lexplosion
dobus chargés de 60 kilos de poudres
brisantes. Le béton nest pas armé, les
cuirassements ne dépassent pas une
épaisseur de 22 mm et peuvent résister aux
obus de 210 dun poids de 91 kilos.
Mais les projectiles de 420 pèsent dix fois
plus...
http://www.clham.org/050271.htm
la construction des forts
|
plan d'un
fort



http://www.clham.org
|
Les Allemands entreront par Visé.
Des combats se déroulent dans la ville
6 gendarmes qui revenaient de Gemmenich, commandés
par le maréchal des logis chef Peiffer, s'opposent
aux allemands pourtant vingt fois plus nombreux.
Cliquez ici pour le
récit de ce combat héroïque
 
|
Auguste
Bouko et Jean-Pierre Thill
furent
les deux premiers gendarmes tués
aux côtés de leurs collègues
Noerdinger, Justin,Peiffer
et Boulanger
qui, blessés , après des mois
de convalescence iront se battre
sur le front de l'Yser
Un monument en leur honneur sera
inauguré le 19 septembre 1920 et
détruit par les allemands en
1942.
|
En
face, depuis la rive gauche, sous le commandemant du Major
Collyns,
le IIe bataillon du 12e de Ligne défend la position
et voit tomber Louis Maulus et
Prosper Van Gastel
alors qu'ils
étaient en position à la terrasse du Café du Pont
visible sur la photo de gauche et aujourd'hui disparu
et à l'endroit duquel se trouve le monument du 12e
de Ligne en face des maisons des
photos de dessous qui existent toujours.
Cliquez
ici pour la relation des faits
Le
récit du Major Collyns
 |
Plaque
de Shako d'officier du 12e de Ligne
Coll. Marc Poelmans
 |
La Café
du Pont vu depuis le pont, il est
plus ou moins à l'endroit où se
situe le pont actuel.
Ci-dessous, la maison en face du
Café du Pont à gauche avant le
pont,
et les maisons en face du Café du
Pont qui existent toujours en
contrebas de l'actuelle Av. Roosevelt
le monument en hommage à Louis Maulus
et Prosper Van Gastel se trouve à l'emplacement
du mur de gauche |
 |
 |
Visé à le triste
privilège de posséder les monuments qui
commémorent les premiers soldats tombés au
champ d'honneur
De rage les troupes allemandes qui ne
s'attendaient à aucune résistance en
Belgique mettront le feu à la ville.
Certains soldats croyaient même qu'ils
venaient en libérateur car le pays avait
été envahi par les troupes françaises.
Les allemands inventèrent alors la légende
des francs-tireurs, des civils qui auraient
harcelé les soldats, à une époque où la
guerre est exclusivement affaire de
militaires, et ces soi-disant résistants
servirent de prétexte aux pires attrocités
Cela faisait aussi partie d'une tactique
basée sur la terreur afin que personne n'ose
entraver la marche des allemands.
Pourtant l'armée belge, bien que mal
organisée, vieillote, manquant d'officiers,
fera un remarquable travail, faisant preuve
d'un courage que nulle autre grande armée au
monde ne remettra jamais en cause.
Sous prétexte de francs-tireurs, les
Allemands boutèrent le feu à la cité qui
fut presqu'entièrment détruite et
assassinèrent plusieurs visétois.


Le pont détruit par le Génie, qui dut s'y reprendre
à deux fois.
En face, les maisons de Devant-le-Pont d'où le 12e
de Ligne tirait sur les allemands

Cliquez
ici pour le récit de la bataille par le
Major Charles Collyns
Insigne de béret du 12e de Ligne
Le Perron Liégeois rappelle que ce
régiment était basé à Liège
La prise du 1er
drapeau allemand d'après un récit du
Major Collyns
qui terminera sa carrière comme
Lieutenant-Général
|
Civils massacrés
en août 1914
TYCHON
Jean-Lambert-Joseph,
négociant, né à Aubel le 21-10-1863,
domicilié à Visé, rue du Pont, fils de Jean
Herman Tychon et de Anne-Jeanne Hanssen, époux
de Chapelier Léonie-Marie-Thérèse.
Tué à Visé le 4 août 1914.
BROUHA Jacques-Joseph,
marchand de bière, né à Visé le 4
5-I 845, domicilié à Visé, rue de la Fontaine,
fils de Gilles Joseph Brouha et de
Barbe-Catherine-Joseph Perot, époux de Walter
Marie-Anne-Virginie-Guillemine, père du
suivant.
Tué devant sa maison le 4 août 1914, vers 1
heure de l'après-midi, dès l'arrivée des
Allemands, parce que ceux-ci avaient trouvé un
camion lui appartenant et portant sa plaque, dans
une barricade dressée rue de la Fontaine.
BROUHA Julien-Joseph Jean,
fils de Jacques Joseph Brouha,
menuisier, né à Visé le 25-10 1875, domicilié
à Visé 1 rue de la Fontaine, célibataire, fils
de Jacques Joseph et de
Marie-Anne-Virginie-Guillemine Walter.
Tué à Visé devant sa maison le 4 août 1914
vers 1 heure de 1'après-midi, au moment où il
arrivait au secours de son père qui venait
d'être fusillé.
CHARLIER Gilles Jean-Guillaume,
entrepreneur, né à Visé le 16-10-1853
domicilié à Visé rue de Berneau, fils de
Guillaume Joseph Charlier et de Elisabeth
Dantinne, époux de Brouha
Anne-Marie-Ida-Henriette.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 2 heures de
l'après-midi dans la prairie de l'Hospice par
les Allemands qui arrivaient par la rue de
Bombaye ; venait se rendre visite à sa femme qui
se trouvait hospitalisée à cet établissement.
WISIMUS Jean-Pierre,
rentier, né à Verviers Je 5-8-1839,
domicilié à Visé, rue de Berneau, fils de Paul
Wisimus et de Marie-Joseph Dockier, époux de
Philomène-Elisabeth Garçon.
Mort à l'Hospice le 4 août 1914 des suites d'un
coup de feu reçu des Allemands quelques jours
auparavant.
Resta sans sépulture plusieurs jours durant. Le
cercueil, dé posé dans le jardin de l'Hospice
en attendant son inhumation, disparut au cours de
la nuit et ne fut pas retrouvé.
CABANELLE
Antoine-Toussaint-Joseph-Hadelin,
armurier, né à Visé le 14-9-1854, domicilié
à Visé, rue du Souvré, célibataire, fils de
Antoine Joseph Cabanelle et de Dossin Marie.
Tué à Visé le 4 août 1914.
LEROY Louis,
ouvrier, né à Visé, le 8-12-1861,
domicilié à Visé, fils de François Leroy et
de Marie-Elisabeth Chastreux, époux de Marie
Delong.
Tué à Visé le 4 août 1914, rue des
Récollets, lorsque les Allemands, furieux de
l'accueil leur réservé par les soldats belges
au Pont, rebroussèrent chemin en tiraillant.
MAQUET Jean-Jacques-Joseph,
charcutier, né à Liège, le 14 mai
1869, domicilié à Devant-le-Pont, fils de
Philippe Maquet et de Marie Agnès Goyen, époux
de Anne-Antoinette Petitbois.
Tué à Visé le 4 août 1914.
COSME Honoré Alexandre,
négociant, né à Tohogne, le
31-12-1864, domicilié à Visé, rue de la
Station, fils de François Cosme et de
Anne-Joseph Tavier, époux de Marie-Colette
Buyle, père du suivant.
Tué le 5 août 1914 à l'Hospice, après des
tortures inouïes, ayant reçu une blessure
terrible au ventre.
COSME Maurice-François,
né à Schaerbeek le 21-5-1896
domicilié à Visé, rue de la Station, fils
d'Honoré Alexandre Cosme et de Marie-Colette
Buyle, fils du précédent.
Enlevé par les Allemands avec son père et
d'autres, le 4 août 1914, fut retrouvé percé
de balles et tout meurtri, les mains liées
derrière le dos dans une tranchée devant le
fort de Barchon.
Fut obligé de marcher, devant les troupes
allemandes, à l'assaut du fort.
DUCHESNE Désiré Joseph,
maître plafonneur, né à Lincent, le
6-9-I 848, domicilié à Visé, rue de la
Station, fils de Jean-Joseph Duchesne et de
Marie-Thérèse Piette.
Saisi dans la cave de son habitation, rue de la
Station, dans la nuit du 15 au 16 août 1914, il
fut accusé faussement d'avoir tiré sur les
allemands ; malade et presqu'aveugle, il fut en
butte à d'odieuses violences ; enchaîné à un
arbre de la Place de la Station, il fut abattu de
3 salves, le matin du 16 août, et des soudards
ivres profanèrent encore son cadavre en lui
fracassant le crâne à coups de bouteilles.
La population masculine de Visé fut obligée de
défiler avant son départ en exil devant le
cadavre défiguré du pauvre Duchesne, martyr
de la plus odieuse barbarie.
RION Léonard-Dieudonné,
charcutier, né à Visé le 16 août
1877, donicilié à Visé, rue de la Station,
fils de Léonard Dieudonné Alexandre Rion et de
Marie-Joseph-Ida Dantinne.
Tué à Berneau, le 6 août 1914, après
d'odieuses violences avait été enlevé le 4
août avec d'autres Visétois.
BOULANGER Bernard Joseph,
ouvrier ardoisier, né à Visé, le 3-4
1867, domicilié à Visé, rue de Treez, fils de
Laurent Joseph Boulanger et de Marie-Anne Mignon,
veuf de Marie Hessel.
Tué à Visé en août 1914.
JOB François-Joseph,
employé au chemin de fer, né à La Reid le
24-9-1860, domicilié à Visé, fils de Hubert
Job et de Marie-Anne Picqueray, époux de
Marie-Marguerite-Louise Rosy, père du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
JOB Hubert-François-Joseph,
commis d'ordre au chemin de fer, né à Verviers
le 31-8-1889, domicilié à Visé, célibataire,
fils de François-Joseph Job et de
Marie-Marguerite-Louise Rosy, fils du
précédent.
Tué à Visé en août 1914.
BROUHA Jean~François-Edmond-Hadelin,
né à Visé, le 18-10-1847, fils de Gilles
Joseph Brouha et de Marie-Barbe-Catherine-Joseph
Perot, époux de Anne-Elisabeth Galère, père du
suivant.
Tué à Visé en août 1914.
BROUHA Pierre , Hadelin, Begge,
messager, né à Visé, le 17-12-1880, domicilié
à Visé, fils de Jean-François-Edmond-Hadelin
Brouha et de Anne-Elisabeth Galère , époux de
Maria Mardaga, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.
LECARME Octave-Joseph,
ouvrier, né à Tohogne, le 12-8-1864, domicilié
à Visé, rue de Maestricht, fils de Philippe
Lecarme et de Evrardine Evrard, époux de Franck
Elise-Françoise, pére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
LECARME Jean Henri,
chauffeur au chemin de fer, domicilié à Visé
rue de Maestricht, né à Chênée le 14 juin
1890, fils de Octave Joseph Lecarme et de
Elise-Françoise Franck, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.
MICHIELS Victor-Denis-Sulpice,
maréchal-ferrant, né à Diest, le 24-2-I 869,
domicilié à Visé, fils de Jean-Baptiste
Michiels et de Marie-Ioseph Goyentydt, époux de
Joséphine-Marie Charlotte Paulus.
Tué à Visé en août 1914.
PINCKAERS Léon Guillaume-Henri,
fils de Godefroid Guillaume Pinckaers et de
Maria-Grada-Gosina Jordens, né à Visé le 16
4-1889, domicilié à Visé, rue Emile Frésart,
frére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
PINCKAERS Marie-Guillaume-Constant,
frére du précédent, fils de Godefroid
Guillaume Pinckaers et de Maria Grada Gosina
Jordens, né à Visé, le I-5-1891, domicilié à
Visé, rue Emile Frésart.
Tué à Visé en août 1914.
LEERS Pierre-Jean-Joseph,
chef-garde, né à Berneau, le 7-10-1864,
domicilié à Visé, fils de
Jean-François-Joseph Leers et de Marguerite
Lhonneux, époux de Marie-Catherine-Gertrude
Brouha.
Tué à Visé en août 1914.
ROUJOB Henri-Marie-Joseph-Silvestre,
peintre, né à Visé le 31-I 2-1874, fils de
Martin-Joseph Roujob et de Marie Anne-Catherine
Hortense Saroléa, époux de Marie-Joséphine
Elisa Scaff, domicilié à Visé.
Blessé mortellement lors de l'incendie de sa
maison à Visé, le 15 août 1914 par des soldats
allemands qu'il hébergeait, et décédé à
l'hôpital de Maestricht des suites de ses
blessures.
LEROY Michel,
ermite à la chapelle de Lorette, fusillé par
les Allemands à Mouland, le 5 août 1914, route
de Berneau.
Fut retrouvé pendu à un bouquet d'arbres sur la
route de Mouland à Berneau.
BOULANGER Hadelin-Laurent Joseph,
fils de Laurent Joseph Boulanger et de
Marie-Anne-Joseph Mignon, frère de Bernard
Boulanger, né à Visé, le 3-2-I 878, domicilié
à Visé, époux de Anne Iven.
Pendu en août 1914 à Mouland à un bouquet
d'arbres sur la route qui conduit à Berneau.
LEERS François, 83 ans,
enlevé par les Allemands et fusillé. Le corps
n'a pas été retrouvé.
KINABLE Jean-Louis-Joseph,
coiffeur, né à Liège, le 4-7-1883, domicilié
à Hermalle sous-Argenteau, fils de Gilles Joseph
Kinable, et de Pauline Constant, époux de
Félicie-Walthérine Joséphine Defourny.
Tué à Visé le 4 août 1914.
GEURTEN Pierre,
journalier, né à Eysden, le 6-4-1847,
domicilié à Richelle, fils de Frédéric
Geurten et de Catherine Spits, époux de
Marie-Joseph-Marguerite Halkin.
Tué à Visé le 4 août 1914.
FRENAY François-Bernard,
peintre, né à Roclenge, le 13-6-1863,
domicilié à Richelle, fils de Jean Joseph
Frenay et de Marie-Catherine Deruisseau, veuf de
Catherine-Joséphine Boveroux, époux de
Marie-Ida Vanderwier.
Tué à Visé, le 4 août 1914 à 1 heure de
l'après-midi, sur le Boulevard du Nord par les
allemands furieux de l'accueil leur réservé au
Pont par les soldats belges.
PEINTE Hubert Florent,
ouvrier paveur, né à Bergilers, le 12-5-1865,
domicilié à Bressoux, fils de François Peinte
et de Marie-Catherine Derwa, époux de Bertrand
Léonie-Joséphine-Céline.
Tué à Visé, le 4 août 1914.
PUTS André,
ouvrier au chemin de fer, né à Mesch, le 25-2-I
848, domicilié à Mouland, fils de Pierre Puts
et de Elisabeth Franken, époux de Gertrude
Huynen.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 1 heure de
l'après-midi, rue de la Station, par les
Allemands, lorsque furieux de l'accueil que leur
avait ménagé les soldats belges au Pont de
Visé, ils rebroussèrent chemin, rue du Pont, en
tiraillant.
ERNOUX Jean- Jacques,
enlevé par les Allemands et fusillé.
Le corps n'a pas été retrouvé.
RUWET Lucien-Antoine-Joseph,
journalier, né à Dalhem, le 17-1-1892,
domicilié à Hermalle-sous-Argenteau,
célibataire, fils de Guillaume Joseph Ruwetet de
Marie-Antoinette Dodémont.
Tué à Visé en août 1914.
BOHET Jean-Pierre-Joseph,
tourneur en fer, domicilié à Herstal,
y né le 19-9-1892, célibataire, fils de Laurent
Joseph Bohet et de Marie Agnés Dehousse.
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait
dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie
Collette à Navagne.
VINCENT Léon-Joseph,
armurier, fils de Laurent Vincent et de
Jeanne-Joseph Berno, né à Herstal le 8-2-1884,
domicilié àHerstal, époux de
Charlotte-Joséphine-Penée Werson
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait
dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie
Collette à Navagne.
VANHOORENBEKE Grégoire-Emile-Octave,
camionneur, fils de François-Joseph Vanhoorebeke
et de Louise Marie Bonneure, né à Bruges le
l6-l1-1890, domicilié à Herstal,
célibataire.Tué à Visé en août 1914 alors
qu'il pêchait dans la Berwinne. Fut inhumé dans
la prairie Collette à Navagne.
N.
B. - Les nommés Bohet, Vincent et Vanhoorenbeke,
paisibles pêcheurs, furent contraints par les
Allemands de creuser leur fosse dans la prairie
Collette ; ils durent s'y agenouiller sur le bord
et furent ainsi fusillés.
FAFRA Jean
Tué par les Allemands, le 4 août 1914 à 1
heure de l'après-midi, lorsque furieux de la
réception que leur avaient ménagée les soldats
belges au Pont, ils rebroussèrent chemin rue du
Pont en tiraillant.
HALKIN Pierre
de Richelle.Tué par les Allemands le 4 août
1914 vers 2 heures de l'aprés-midi à la Ferme
du Temple.
VANDERLINDEN Léonard.
Tué à Berneau en août 1914.(sans autres
renseignements).
BISSCHOF
fait prisonnier par les Allemands, le 4 août
1914. Fut 1'objet de mauvais traitements avant
d'être mis à mort. Il resta plusieurs heures
attaché à une chaîne près du pont de Berneau
; fut transporté à la chapelle de Fouron où il
fut fusillé.
Visétois décédés en
captivité en Allemagne
BIDO
Alphonse,
décédé au camp de Munster, le 24
Novembre 1914.
DOUIN Joseph,
décédé au camp de Celle, le 9 Juin
1915.
DODEMONT Urbain
décédé au camp de Munster, le 30 août
1914 à l'âge de 75 ans.
JOWAT Eugène,
décédé au camp de Celle, le 14 mai
1915.
LAMBRICHTS Jean,
décédé au camp de Munster, le 1er
octobre 1914.
LABEYE Eugène,
décédé au camp de Munster, le 14
septembre 1914.
SCAFF Martin,
décédé à Remicourt en 1914.
Fut renvoyé, mourant, de captivité et
mourut dans le train qui le ramenait, en
gare de Remicourt.
VILOUR
Théodore,
décédé au camp de Munster, le 16
novembre 1914.
JOWAT Pierre,
décédé au camp de Munster en 1914.
PIERRON DE FLORENNE Léon,
âgé de 18 ans, décédé au
camp de HIolzminden, le 16 mai 1916.
Avait été arrêté par les allemands le
12 mars 1915 au moment où il allait
passer la frontière pour rejoindre
l'armée.
Morts au champ d'honneur
ANCEAUX Marcel,
né à Visé, le 21 mai
1890, soldat belge,
n0 10289 du Centre d'instruction des
Brancardiers Infirmiers, 7e
compagnie, camp d'Auvours, milicien
de 1915, en dernier lieu économe au
Foyer du soldat belge, 107, Quai de
Valmy, Paris. - Décédé à Paris le
16 juillet 1917.
CARDINAELS Henri,
né le 30-10-1884 à Dilsen,
domicilié à Visé, fils de Jean
Pierre Cardinaels et de Anne Mathilde
Jacob, époux de Suzanne-Jeanne
Michaux, Caporal au 11e régiment de
ligne. Décédé à Maestricht, le 2
novembre 1918.
CLOSSET Jacques-Léon-Joseph,
né à Stockheim, le
28-6-1888, fils de Léonard-Joseph
Closset et de Marie-Catherine
Brimbois. Caporal téléphoniste à
la T. S. F., 4e D. A., militarisé le
16février 1915.Tué à Lampernisse
le 25-7-19l8.
CLERDENT Stéphane-Pierre
Marie-Antoine-]ean-Corneille,
élève à l'école
d'application, né à Visé le 16
6-1893, fils de Pierre Joseph
Clerdentet de
Stéphanie-Marie-Joseph-Isabelle
Verbist
Sous-lieutenant d'artillerie, tué à
Caeskerke le 24-10-1914.
DELCOURT Léon-Joseph-Hubert,
né à Visé, le 3-11-1900,
fils de Louis Charles-Victor Delcourt
et de Marie-Joseph Beeker, domicilié
à Visé.Noyé dans les eaux de la
Meuse en voulant franchir la
frontière pour rejoindre l'armée.
EVRARD
Adolphe-Fernand-François Joseph,
né à Visé, le 23-10-1891,
fils de Ferdinand Nestor Evrard et de
Maria Firmine Frens, soldat au 7e
régiment de ligne
Tué à Wavre Notre Dame, le 29
septembre 1914.
GILSON Guillaume-Léopold,
né à Boirs, le 14 3-1894,
sergent au 14e régiment de ligne, 3e
Compagnie, N° matricule 28814.
Tué dans les Flandres, le
20-10-1916.
MARCHAND Edmond Edouard,
né à Liége, le 13-4-1896, fils de
Alfred et de Lempereur Florence,
sergent au 12e de Ligne, N°matricule
58191, volontaire de guerre. Tué à
Dixrnude, le 24-11-1916.
MARTIN Georges-Marie-Aloys
né à Visé le 18-7-1890, fils de
Georges Martin et de Hubertine
Claessens, caporal au 2e Régiment de
Grenadiers, 7e compagnie, N°
matricule 55111, volontaire de
guerre. Décédé à l'hôpital de
Hoogstaede, le 17-11-1917 des suites
de ses blessures reçues au front.
PAULUS Joseph-Balthazar
né à Visé, le 4-5-1891,
fils de Ursmar Odomar Paulus et de
Maria Rohling, milicien de 1912,
artillerie de forteresse de Liège,
fort de Barchon, N° matricule
36556.Décédé à Maestricht le
14-9-1915, retour de captivité.
MILET Henri Victor,
né à Fouron-St-Martin, le
28-7-1893, fils de Hubert-Ferdinand
Milet et de Henrielte-Jeanne Jacob,
soldat au 1er carabiniers, 3e
Bataillon, 3e Cie, milicien de 1913
N° matricule 59407.Décédé à
Hofstaede, le 25 8-1914.
MUNIKEN Antoine-Guillaume,
milicien de 1905 N°
matricule 52447 12e régiment de
ligne,3e Bataillon, 3e Cie, né à
Richelle le 30-3-1884, fils de
Guillaume Muniken et de Catherine
Halkin. Tué à Herstal, le 5 août
1914.
NELLISSEN Léon-Jean-Gérard,
né à Visé le 17-10-1896,
fils de Léon et de Bartholomé
Marie, soldat au 1er régiment de
carabiniers, 3e Bataillon, 1ère Cie,
volontaire de guerre. Décédé à
l'hôpital de Beveren sur Yser, le
2-10-1918.
PERET Jacques,
soldat, tué lors de l'explosion de
la poudrière de Graville Ste
Honorine (Le Havre)QUADEN
Marcel-Servais,
né à Visé, le 27-7-1897,
fils de Adolphe-Auguste Quaden et de
Céline-Marguerite Legrand,
domicilié à Visé. Electrocuté
dans les bois de Fouron-le-Comte, en
voulant franchir les fils
électriques pour rejoindre l'armée.
QUADEN Marcel-Servais,
né à Visé, le 27-7-1897,
fils de Adolphe-Auguste Quaden et de
Céline-Marguerite Legrand,
domicilié à Visé. Electrocuté
dans les bois de Fouron-le-Comte, en
voulant franchir les fils
électriques pour rejoindre l'armée.
ROUJOB Charles-Chrétien-Marie,
soldat au 3e régiment de
chasseurs, 4e Bataillon, 1ère Cie,
N° matricule 55974, né à Visé, le
18-8-1886, fils de Jean Roujob et de
Monceau Marie-Louise.Tué dans les
Flandres, le 20-7-1915.
SAUVAGE Léonard-Jean-Marcel,
né à Hermalle-s1Arg~nteau
le 15 lanvier 1893, fils de Glrard et
de Tomsin Clémentine-Josépnine,
milicien de 1913, soldat au 12e
régiment de ligne, 3e Bataillon, 4e
Compagnie.Mort à Dunkerke des suites
de ses blessures le 2-11-1914.
THIBAUX Théodule,
brancardier au 15e Régiment
de Ligne. Décédé à Zonnebeke le
4-10-1918.

Le monument aux morts
de 14-18 près de l'hôtel de ville
Il est l'oeuvre du professeur Falize de l'Académie des
Beaux-Arts de Liège
Deux minenwerfers, mortiers légers, entourent la statue
d'un soldat casqué
les canons ont disparu depuis.
Liste
des visétois repris dans les livres des Cartes
de feu
Le livre fut édité puis
réédité plusieurs fois : en 1933-1934/
1934-1935/ 1935-1936/ 1936-1937/ 1937/ 1937-1938/
1938-1939 et 1940.Lédition de 1940
nest pas une édition distincte mais une
copie des éditions précedentes. Il y eut donc 8
éditions en Néerlandais et 8 en Français avec
plusieurs addenda. Les éditions en Néerlandais
et en Français sont identiques sauf pour la
description des régiments.
Sur la première page du livre se trouve toujours
un modèle de Carte du Feu.
Chaque vétéran qui commandait le livre recevait
une version personnalisée avec une copie
de "sa" Carte du Feu. Les titulaires
d'une Carte du Feu jouissaient de divers
avantages tels que 75 % de réduction sur les
transports en train, tram et bus en Belgique.Ils
avaient droit à des consultations gratuites chez
un médecin désigné spécialement à cet effet
et recevaient des réductions ou la gratuité de
certains médicaments en faisant usage de
formulaires spéciauxf à présenter au médecin
lors de la consultation.
Les chevrons de front généraient une rente à
partir de 45 ans, payée trimestriellement par
assignation postale. Le montant dépendait du
nombre de chevrons.
Certains
soldats n'y sont pas présents.en cliqua nt sur
l'année, vous ouvrez le livre d'or
correspondant, il vous suffit d'aller à la page
ad-hoc. Sous réserve que les indications soient
exactes vu le nombre de données. Si vous
constatez une erreur merci de le signaler
Ci dessous vous trouvez, le nom, commune, le N°
du livre, la page où il se trouve, un x signifie
qu'il y a unephoto, grade et régiment.

Pour les particularités des médailles, voir : www.wo1.be
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| Ordre
de la Couronne |
Ordre
de Léopold II |
Croix
de Guerre |
Croix
militaire |
Médaille
de l'Yser |
Combattants
volontaires |
Médaille
de la Victoire |
Médaille
commémorative
guerre 14-18 |
Croix
Civique 2e cl |
Chevrons
de front
5 argent = 1 or
Chevron de blessure |
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