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Gentis Blason des Francs Arquebusiers armes des Arquebusiers de Visé
Les Francs Arquebusiers de Visé - le 20e siècle de 1914 à 1925

Vous entendez la Marche du 12e de Ligne qui défendit Visé

Home - Sommaire histoire Retour au début du 20e siècle Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939 dernière mise à jour:22/12/11

En 1914

L e 2août le Général von Emmich lance un ultimatum à la Belgique: laissez nous passer !

Albert et Elisabeth, souverains de BelgiqueLe 2 août, le Roi Albert, conformément à l'article 68 de la Constitution, prend le commandement effectif de l'armée

Les troupes allemandes envahissent la Belgique et en peu de temps arrivent à Visé.

L'offensive Von Emmich a commencé. Le général lance un ultimatum à la belgique pour demander le libre passage sur le territoire


Le but de son offensive est de prendre la
Position Fortifiée de Liège qui est ceinturée de 12 forts.

C'est une position  stratégique de toute  première importance de par sa situation car, par Liège convergent :
 - 17 axes routiers (au départ d'Aix-la-Chapelle, de Bruxelles, de Maastricht, de Namur, de Verviers, etc...)
- 7 voies ferrées dont l'axe Allemagne-France
- 1 grand fleuve : la Meuse
- 2 rivières importantes :l'Ourthe et la Vesdre.
Cette configuration explique le trafic important de cette région. Liège est aussi un passage obligé vers l'intérieur de la Belgique et vers les zones portuaires.
Le Roi Albert et le Général von Emmich avant 1914

La  place  prendra  désormais  le  nom  de  P.F.L.  (Position Fortifiée de Liège). elle est placée sour le commandement du Général Leman.

Les anciennes défenses de Liège, la Citadelle et la Chartreuse, obsolètes et déclassées en 1891, font partie du système mais point de vue défensif céderont la place à ces 12 forts.
C 'est une ceinture de fort conçue par le général Brialmont et construite entre 1888 ey 1891 sur base de la guerre de 1870, et de l'armement de cette époque avec un matériau inovant; le béton
Grave erreur, ils sont fait en béton NON armé et ne résisteront pas à l'armée allemande qui à l'époque à déjà une guerre d'avance, ce qu Brialmont ne pouvait prévoir.
Conçus pour résister à des obusiers et canons de 210, on n'imaginait pas que l'assaillant arriverait avec des canons de 420mm du type Gosse Bertha.
Les forts manquaient aussi de systèmes de ventilation, c'est ce qui causa la plupart du temps leur reddition, asphixiés par des gaz toxiques.
Le but de cette ceinture est d'empêcher la prise de la ville, qui elle même est dépourvue de défenses, et surtout de permettre la réorganisation de l'armée et la mise au point d'une contre-attaque.
Les forts réussiront leur mission. Ils résisteront bien plus longtemps que ce que les allemands s'imaginaient, eux qui croyaient en avoir fini en quelques heures perdront plus d'une semaine. Il faudra qu'ils amènent leur plus grosse artillerie pour venir à bout de la résistance des liégeois, mais l'objectif avait été atteint, grâce à leur résistance, l'armée belges et les alliés avaient pu se regrouper à l'ouests
La ville reçut dès le 4 août de la France la Légion d'Honneur pour sa résistance. C'est aussi en hommage à Liège qu'à Paris on débaptisa le café viennois pour le renommer café liégeois.

Le général Von Emmich
von Emmich

L'Armée de la Meuse, sous les ordres du général von Emmich, comptait, d'après certains auteurs, 55 000 hommes environ, dont 15 000 cavaliers, 80 canons, une escadrille d’avions de reconnaissance et un dirigeable (le Z VI "Cöln").

Ces troupes, prélevées sur cinq corps d’armée différents, étaient divisées en six brigades mixtes:


  Le 25e R.I. de Aix-la-Chapelle.
  La 34e Br. du 9e C.A. venant de Schwerin.
  La 27e Br. du 7e C.A. venant de Cologne.
  La 14e Br. du 4e C.A. venant de Halberstadt.
  La 11e Br. du 3e C.A. venant de Brandebourg.
  La 38e Br. du 10e C.A. venant de Hanovre.
  La 43e Br. du 11e C.A. venant de Cassel.


Plan d'attaque allemand
le Général Leman
Leman

À Liège, la garnison de la place comprenait des troupes de campagne et des troupes de forteresse. Les troupes de campagne, la 3e D.A. (division d’armée), étaient constituées de 34 500 hommes (environ) et étaient dotées de 72 canons. Les troupes de forteresse (incluant l’infanterie, l’artillerie, le génie et la cavalerie) se composaient de 15 000 hommes (dont 5 000 dans les forts), et disposaient des 207 pièces d’artillerie des forts, auxquelles il faut ajouter les 114 pièces mobiles anciennes affectées à la défense des intervalles. Cela donne pour la défense de Liège un total de 50 000 hommes et de 393 bouches à feu, certains avancent un nombre moins important et l'estiment à 32 000 hommes

Les forts, en commençant par le nord, rive droite de la Meuse :

Barchon, grand fort
Évegnée, petit fort
Fléron, grand fort
Chaudfontaine, petit fort
Embourg, petit fort
Boncelles, grand fort
Flémalle, grand fort
Hollogne, petit fort
Loncin, grand fort
Lantin, petit fort
Liers, petit fort
Pontisse, grand fort

Douze forts, six petits et six grands, situés à une distance de 7 à 9 km du centre de Liège et à une distance variant entre eux de 2 et 6 km. qui leur permet de se protéger mutuellement

Chaque fort est équipé de 2 canons vétustes de 150 pouvant tirer à 8 km un projectile de 40 kg, de 2 canons de 120, de 1 ou 2 obusiers de 210 et de 2 canons de 57 à tir rapide pour la défense rapprochée. Utilisant encoore de la poudre noire, alors que la poudre sans fumée existe, ils dégagent une forte fumée irrespirable à la longue.
Brialmont a prévu des voûtes de béton susceptibles de résister au choc et à l’explosion d’obus chargés de 60 kilos de poudres brisantes. Le béton n’est pas armé, les cuirassements ne dépassent pas une épaisseur de 22 mm et peuvent résister aux obus de 210 d’un poids de 91 kilos.
Mais les projectiles de 420 pèsent dix fois plus...

http://www.clham.org/050271.htm la construction des forts

plan d'un fort



http://www.clham.org

Les Allemands entreront par Visé.
Des combats se déroulent dans la ville
6 gendarmes qui revenaient de Gemmenich, commandés par le maréchal des logis chef Peiffer, s'opposent aux allemands pourtant vingt fois plus nombreux.
Cliquez ici pour le récit de ce combat héroïque

Auguste Bouko,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914insigne de la Gendarmerie,premier corps armé constitué en Belgique Jean-Pierre Thill,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914

Auguste Bouko et Jean-Pierre Thill

furent les deux premiers gendarmes tués aux côtés de leurs collègues
Noerdinger, Justin,Peiffer et Boulanger qui, blessés , après des mois de convalescence iront se battre sur le front de l'Yser
Un monument en leur honneur sera inauguré le 19 septembre 1920 et détruit par les allemands en 1942.

En face, depuis la rive gauche, sous le commandemant du Major Collyns,
le IIe bataillon du
12e de Ligne défend la position
et voit tomber
Louis Maulus et Prosper Van Gastel alors qu'ils étaient en position à la terrasse du Café du Pont visible sur la photo de gauche et aujourd'hui disparu et à l'endroit duquel se trouve le monument du 12e de Ligne en face des maisons des photos de dessous qui existent toujours.

Cliquez ici pour la relation des faits
Le récit du Major Collyns
Plaque de Shako d'officier du 12e de Ligne
Coll. Marc Poelmans

Plaque de Shako d'officier du 12e de Ligne. Coll. Marc Poelmans
La Café du Pont vu depuis le pont, il est plus ou moins à l'endroit où se situe le pont actuel.
Ci-dessous, la maison en face du Café du Pont à gauche avant le pont,
et les maisons en face du Café du Pont qui existent toujours en contrebas de l'actuelle Av. Roosevelt
le monument en hommage à
Louis Maulus et Prosper Van Gastel se trouve à l'emplacement du mur de gauche

Visé à le triste privilège de posséder les monuments qui commémorent les premiers soldats tombés au champ d'honneur

De rage les troupes allemandes qui ne s'attendaient à aucune résistance en Belgique mettront le feu à la ville.
Certains soldats croyaient même qu'ils venaient en libérateur car le pays avait été envahi par les troupes françaises.
Les allemands inventèrent alors la légende des francs-tireurs, des civils qui auraient harcelé les soldats, à une époque où la guerre est exclusivement affaire de militaires, et ces soi-disant résistants servirent de prétexte aux pires attrocités
Cela faisait aussi partie d'une tactique basée sur la terreur afin que personne n'ose entraver la marche des allemands.
Pourtant l'armée belge, bien que mal organisée, vieillote, manquant d'officiers, fera un remarquable travail, faisant preuve d'un courage que nulle autre grande armée au monde ne remettra jamais en cause.

Sous prétexte de francs-tireurs, les Allemands boutèrent le feu à la cité qui fut presqu'entièrment détruite et assassinèrent plusieurs visétois.

les soldats allemends au pont de Visé Le pont de Visé avant sa destruction en 1914

Le pont de Visé détruit par le Génie en 1914
Le pont détruit par le Génie, qui dut s'y reprendre à deux fois.
En face, les maisons de Devant-le-Pont d'où le 12e de Ligne tirait sur les allemands
Insigne de béret du 12e de Ligne

Cliquez ici pour le récit de la bataille par le Major Charles Collyns

Insigne de béret du 12e de Ligne
Le Perron Liégeois rappelle que ce régiment était basé à Liège


La prise du 1er drapeau allemand d'après un récit du Major Collyns

qui terminera sa carrière comme Lieutenant-Général

carte de propagande allemande justifiant la destruction de Visé en 1914
traduction
Visé - Place du marché avec des barricades.
La localité fut complètement détruite suite à une attaque perfide contre des soldats allemands au début d'août 1914.

Les Allemands avaient invoqué comme prétexte à l'incendie de Visé, et d'autres villes, la présence de francs-tireurs qui auraient agressés les troupes teutonnes lorsqu'elles envahirent le pays.

Il a été démontré depuis très longtemps que c'était complètement faux.
C'est tout juste si nous leur avions pas déclaré la guerre...

La propagande allemande alla jusqu'à faire des photos montrant la résistance qui "obligea leur armée à riposter",
l'image ci-dessous en est un exemple, elle montre des barricades dressées à Visé

Des cartes similaires existent également pour d'autres communes comme Battice

Les allemands laissaient un triste résultat après leur passage à Visé, de nombreux civils massacrés.

La ville fut détruite, plus de 600 maisons furent brûlées et démolies L
es hommes seront emmenés en captivité, les femmes et les enfants chassés en Hollande.
Bilan : 42 visétois massacrés, 10 qui mourront en captivité, 4 soldats belges et deux gendarmes seront tués.
Visé sera la 1ère des villes martyres de la Grande Guerre.

En hommage, et le cas est unique en Belgique concernant Visé, le Collège échevinal de la ville bruxelloise de Watermael en date du 7.02.1919 décida de donner le nom de la ville martyre à la rue, jusque-là nommée rue du Tram et qui avant celà portait le nom de rue d'Ixelles, et fut débaptisée avenue de VISE, dénomination officielle en Néerlandais : VISELAAN.

Civils massacrés en août 1914

Visé, souvenir des victimes de 1914TYCHON Jean-Lambert-Joseph,
négociant, né à Aubel le 21-10-1863, domicilié à Visé, rue du Pont, fils de Jean Herman Tychon et de Anne-Jeanne Hanssen, époux de Chapelier Léonie-Marie­-Thérèse.
Tué à Visé le 4 août 1914.
BROUHA Jacques-Joseph,
marchand de bière, né à Visé le 4 5-I 845, domicilié à Visé, rue de la Fontaine, fils de Gilles Jo­seph Brouha et de Barbe-Catherine-Joseph Perot, époux de Walter Ma­rie-Anne-Virginie-Guillemine, père du suivant.
Tué devant sa maison le 4 août 1914, vers 1 heure de l'après-midi, dès l'arrivée des Allemands, parce que ceux-ci avaient trouvé un camion lui appartenant et portant sa plaque, dans une barricade dressée rue de la Fontaine.
BROUHA Julien-Joseph Jean,
fils de Jacques Joseph Brouha, menuisier, né à Visé le 25-10 1875, domicilié à Visé 1 rue de la Fontaine, célibataire, fils de Jacques Joseph et de Marie-Anne-Virginie-Guillemine Walter.
Tué à Visé devant sa maison le 4 août 1914 vers 1 heure de 1'après-midi, au moment où il arrivait au secours de son père qui venait d'être fusillé.
CHARLIER Gilles Jean-Guillaume,
entrepreneur, né à Visé le 16-10-1853 domicilié à Visé rue de Berneau, fils de Guillaume Joseph Charlier et de Elisabeth Dantinne, époux de Brouha Anne-Marie­-Ida-Henriette.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 2 heures de l'après-midi dans la prairie de l'Hospice par les Allemands qui arrivaient par la rue de Bombaye ; venait se rendre visite à sa femme qui se trouvait hospitalisée à cet établissement.
WISIMUS Jean-Pierre,
rentier, né à Verviers Je 5-8-1839, domicilié à Visé, rue de Berneau, fils de Paul Wisimus et de Marie-Joseph Dockier, époux de Philomène-Elisabeth Garçon.
Mort à l'Hospice le 4 août 1914 des suites d'un coup de feu reçu des Allemands quelques jours auparavant.
Resta sans sépulture plusieurs jours durant. Le cercueil, dé posé dans le jardin de l'Hospice en attendant son inhumation, disparut au cours de la nuit et ne fut pas retrouvé.
CABANELLE Antoine-Toussaint-Joseph-Hadelin,
armurier, né à Visé le 14-9-1854, domicilié à Visé, rue du Souvré, célibataire, fils de Antoine Joseph Cabanelle et de Dossin Marie.
Tué à Visé le 4 août 1914.
LEROY Louis,
ouvrier, né à Visé, le 8-12-1861, domicilié à Visé, fils de François Leroy et de Marie-Elisabeth Chastreux, époux de Marie Delong.
Tué à Visé le 4 août 1914, rue des Récollets, lorsque les Allemands, furieux de l'accueil leur réservé par les soldats belges au Pont, rebroussèrent chemin en tiraillant.
MAQUET Jean-Jacques-Joseph,
charcutier, né à Liège, le 14 mai 1869, domicilié à Devant-le-Pont, fils de Philippe Maquet et de Marie Agnès Goyen, époux de Anne-Antoinette Petitbois.
Tué à Visé le 4 août 1914.
COSME Honoré Alexandre,
négociant, né à Tohogne, le 31-12-1864, domicilié à Visé, rue de la Station, fils de François Cosme et de Anne-Joseph Tavier, époux de Marie-Colette Buyle, père du suivant.
Tué le 5 août 1914 à l'Hospice, après des tortures inouïes, ayant reçu une blessure terrible au ventre.
COSME Maurice-François,
né à Schaerbeek le 21-5-1896 domicilié à Visé, rue de la Station, fils d'Honoré Alexandre Cosme et de Marie-Colette Buyle, fils du précédent.
Enlevé par les Allemands avec son père et d'autres, le 4 août 1914, fut retrouvé percé de balles et tout meurtri, les mains liées derrière le dos dans une tranchée devant le fort de Barchon.
Fut obligé de marcher, devant les troupes allemandes, à l'assaut du fort.
DUCHESNE Désiré Joseph,
maître plafonneur, né à Lincent, le 6-9-I 848, domicilié à Visé, rue de la Station, fils de Jean-Joseph Duchesne et de Marie-Thérèse Piette.
Saisi dans la cave de son habitation, rue de la Station, dans la nuit du 15 au 16 août 1914, il fut accusé faussement d'avoir tiré sur les allemands ; malade et presqu'aveugle, il fut en butte à d'odieuses violences ; enchaîné à un arbre de la Place de la Station, il fut abattu de 3 salves, le matin du 16 août, et des soudards ivres profanèrent encore son cadavre en lui fracassant le crâne à coups de bouteilles.
La population masculine de Visé fut obligée de défiler avant son départ en exil devant le cadavre défiguré du pauvre Du­chesne, martyr de la plus odieuse barbarie.
RION Léonard-Dieudonné,
charcutier, né à Visé le 16 août 1877, donicilié à Visé, rue de la Station, fils de Léonard Dieudonné Alexandre Rion et de Marie-Joseph-Ida Dantinne.
Tué à Berneau, le 6 août 1914, après d'odieuses violences avait été enlevé le 4 août avec d'autres Visétois.
BOULANGER Bernard Joseph,
ouvrier ardoisier, né à Visé, le 3-4 1867, domicilié à Visé, rue de Treez, fils de Laurent Joseph Boulanger et de Marie-Anne Mignon, veuf de Marie Hessel.
Tué à Visé en août 1914.
JOB François-Joseph,
employé au chemin de fer, né à La Reid le 24-9-1860, domicilié à Visé, fils de Hubert Job et de Marie-Anne Pic­queray, époux de Marie-Marguerite-Louise Rosy, père du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
JOB Hubert-François-Joseph,
commis d'ordre au chemin de fer, né à Verviers le 31-8-1889, domicilié à Visé, célibataire, fils de François-Joseph Job et de Marie-Marguerite-Louise Rosy, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.
BROUHA Jean~François-Edmond-Hadelin,
né à Visé, le 18-10-1847, fils de Gilles Joseph Brouha et de Marie-Barbe-Catherine-Joseph Perot, époux de Anne-Elisabeth Galère, père du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
BROUHA Pierre , Hadelin, Begge,
messager, né à Visé, le 17-12-1880, domicilié à Visé, fils de Jean-François-Edmond-Hadelin Brouha et de Anne-Elisabeth Galère , époux de Maria Mardaga, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.
LECARME Octave-Joseph,
ouvrier, né à Tohogne, le 12-8-1864, domicilié à Visé, rue de Maestricht, fils de Philippe Lecarme et de Evrardine Evrard, époux de Franck Elise-Françoise, pére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
LECARME Jean Henri,
chauffeur au chemin de fer, domicilié à Visé rue de Maestricht, né à Chênée le 14 juin 1890, fils de Octave Joseph Lecarme et de Elise-Françoise Franck, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.
MICHIELS Victor-Denis-Sulpice,
maréchal-ferrant, né à Diest, le 24-2-I 869, domicilié à Visé, fils de Jean-Baptiste Michiels et de Marie-Ioseph Goyentydt, époux de Joséphine-Marie Charlotte Paulus.
Tué à Visé en août 1914.
PINCKAERS Léon Guillaume-Henri,
fils de Godefroid Guil­laume Pinckaers et de Maria-Grada-Gosina Jordens, né à Visé le 16 4-1889, domicilié à Visé, rue Emile Frésart, frére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.
PINCKAERS Marie-Guillaume-Constant,
frére du précédent, fils de Godefroid Guillaume Pinckaers et de Maria Grada Gosina Jordens, né à Visé, le I-5-1891, domicilié à Visé, rue Emile Frésart.
Tué à Visé en août 1914.
LEERS Pierre-Jean-Joseph,
chef-garde, né à Berneau, le 7-10-1864, domicilié à Visé, fils de Jean-François-Joseph Leers et de Marguerite Lhonneux, époux de Marie-Catherine-Gertrude Brouha.
Tué à Visé en août 1914.
ROUJOB Henri-Marie-Joseph-Silvestre,
peintre, né à Visé le 31-I 2-1874, fils de Martin-Joseph Roujob et de Marie Anne-Catherine Hortense Saroléa, époux de Marie-Joséphine Elisa Scaff, domicilié à Visé.
Blessé mortellement lors de l'incendie de sa maison à Visé, le 15 août 1914 par des soldats allemands qu'il hébergeait, et décédé à l'hôpital de Maestricht des suites de ses blessures.
LEROY Michel,
ermite à la chapelle de Lorette, fusillé par les Allemands à Mouland, le 5 août 1914, route de Berneau.
Fut retrouvé pendu à un bouquet d'arbres sur la route de Mouland à Berneau.
BOULANGER Hadelin-Laurent Joseph,
fils de Laurent Joseph Boulanger et de Marie-Anne-Joseph Mignon, frère de Bernard Boulanger, né à Visé, le 3-2-I 878, domicilié à Visé, époux de Anne Iven.
Pendu en août 1914 à Mouland à un bouquet d'arbres sur la route qui conduit à Berneau.
LEERS François, 83 ans,
enlevé par les Allemands et fusillé. Le corps n'a pas été retrouvé.
KINABLE Jean-Louis-Joseph,
coiffeur, né à Liège, le 4-7-1883, domicilié à Hermalle sous-Argenteau, fils de Gilles Joseph Kinable, et de Pauline Constant, époux de Félicie-Walthérine ­Joséphine Defourny.
Tué à Visé le 4 août 1914.
GEURTEN Pierre,
journalier, né à Eysden, le 6-4-1847, domicilié à Richelle, fils de Frédéric Geurten et de Catherine Spits, époux de Marie-Joseph-Marguerite Halkin.
Tué à Visé le 4 août 1914.
FRENAY François-Bernard,
peintre, né à Roclenge, le 13-6-1863, domicilié à Richelle, fils de Jean Joseph Frenay et de Marie-Catherine Deruisseau, veuf de Catherine-Joséphine Boveroux, époux de Marie-Ida Vanderwier.
Tué à Visé, le 4 août 1914 à 1 heure de l'après-midi, sur le Boulevard du Nord par les allemands furieux de l'accueil leur réservé au Pont par les soldats belges.
PEINTE Hubert Florent,
ouvrier paveur, né à Bergilers, le 12-5-1865, domicilié à Bressoux, fils de François Peinte et de Marie-Catherine Derwa, époux de Bertrand Léonie-Joséphine-Céline.
Tué à Visé, le 4 août 1914.
PUTS André,
ouvrier au chemin de fer, né à Mesch, le 25-2-I 848, domicilié à Mouland, fils de Pierre Puts et de Elisa­beth Franken, époux de Gertrude Huynen.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 1 heure de l'après-midi, rue de la Station, par les Allemands, lorsque furieux de l'accueil que leur avait ménagé les soldats belges au Pont de Visé, ils rebroussèrent chemin, rue du Pont, en tiraillant.
ERNOUX Jean- Jacques,
enlevé par les Allemands et fusillé. Le corps n'a pas été retrouvé.
RUWET Lucien-Antoine-Joseph,
journalier, né à Dalhem, le 17-1-1892, domicilié à Hermalle-sous-Argenteau, célibataire, fils de Guillaume Joseph Ruwetet de Marie-Antoinette Dodémont.
Tué à Visé en août 1914.
BOHET Jean-Pierre-Joseph,
tourneur en fer, domicilié à Herstal, y né le 19-9-1892, célibataire, fils de Laurent Joseph Bohet et de Marie Agnés Dehousse.
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwin­ne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.
VINCENT Léon-Joseph,
armurier, fils de Laurent Vincent et de Jeanne-Joseph Berno, né à Herstal le 8-2-1884, domicilié àHerstal, époux de Charlotte-Joséphine-Penée Werson
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.
VANHOORENBEKE Grégoire-Emile-Octave,
camionneur, fils de François-Joseph Vanhoorebeke et de Louise Marie Bonneure, né à Bruges le l6-l1-1890, domicilié à Herstal, célibataire.Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.

N. B. - Les nommés Bohet, Vincent et Vanhoorenbeke, paisibles pêcheurs, furent contraints par les Allemands de creuser leur fosse dans la prairie Collette ; ils durent s'y agenouiller sur le bord et furent ainsi fusillés.

FAFRA Jean
Tué par les Allemands, le 4 août 1914 à 1 heure de l'après-midi, lorsque furieux de la réception que leur avaient ménagée les soldats belges au Pont, ils rebroussèrent chemin rue du Pont en tiraillant.
HALKIN Pierre
de Richelle.Tué par les Allemands le 4 août 1914 vers 2 heures de l'aprés-midi à la Ferme du Temple.
VANDERLINDEN Léonard.
Tué à Berneau en août 1914.(sans autres renseignements).
BISSCHOF
fait prisonnier par les Allemands, le 4 août 1914. Fut 1'objet de mauvais traitements avant d'être mis à mort. Il resta plusieurs heures attaché à une chaîne près du pont de Berneau ; fut transporté à la chapelle de Fouron où il fut fusillé.

Visétois décédés en captivité en Allemagne
BIDO Alphonse,
décédé au camp de Munster, le 24 Novembre 1914.
DOUIN Joseph,
décédé au camp de Celle, le 9 Juin 1915.
DODEMONT Urbain
décédé au camp de Munster, le 30 août 1914 à l'âge de 75 ans.
JOWAT Eugène,
décédé au camp de Celle, le 14 mai 1915.
LAMBRICHTS Jean,
décédé au camp de Munster, le 1er octobre 1914.
LABEYE Eugène,
décédé au camp de Munster, le 14 septembre 1914.
SCAFF Martin,
décédé à Remicourt en 1914.
Fut renvoyé, mourant, de captivité et mourut dans le train qui le ramenait, en gare de Remicourt.

VILOUR Théodore,
décédé au camp de Munster, le 16 novembre 1914.
JOWAT Pierre,
décédé au camp de Munster en 1914.
PIERRON DE FLORENNE Léon,
âgé de 18 ans, décédé au camp de HIolzminden, le 16 mai 1916.
Avait été arrêté par les allemands le 12 mars 1915 au moment où il allait passer la frontière pour rejoindre l'armée.

Morts au champ d'honneur

ANCEAUX Marcel,
né à Visé, le 21 mai 1890, soldat belge,
n0 10289 du Centre d'instruction des Brancardiers Infirmiers, 7e compagnie, camp d'Auvours, milicien de 1915, en dernier lieu économe au Foyer du soldat belge, 107, Quai de Valmy, Paris. - Décédé à Paris le 16 juillet 1917.
CARDINAELS Henri,
né le 30-10-1884 à Dilsen, domicilié à Visé, fils de Jean Pierre Cardinaels et de Anne Mathilde Jacob, époux de Suzanne-Jeanne Michaux, Caporal au 11e régiment de ligne. Décédé à Maestricht, le 2 novembre 1918.
CLOSSET Jacques-Léon-Joseph,
né à Stockheim, le 28-6-1888, fils de Léonard-Joseph Closset et de Marie-Catherine Brimbois. Caporal téléphoniste à la T. S. F., 4e D. A., militarisé le 16février 1915.Tué à Lampernisse le 25-7-19l8.
CLERDENT Stéphane-Pierre Marie-Antoine-]ean-Corneille,
élève à l'école d'application, né à Visé le 16 6-1893, fils de Pierre Joseph Clerdentet de Stéphanie-Marie-Joseph-Isabelle Verbist
Sous-lieutenant d'artillerie, tué à Caeskerke le 24-10-1914.
DELCOURT Léon-Joseph-Hubert,
né à Visé, le 3-11-1900, fils de Louis Charles-Victor Delcourt et de Marie-Joseph Beeker, domicilié à Visé.Noyé dans les eaux de la Meuse en voulant franchir la frontière pour rejoindre l'armée.
EVRARD Adolphe-Fernand-François Joseph,
né à Visé, le 23-10-1891, fils de Ferdinand Nestor Evrard et de Maria Firmine Frens, soldat au 7e régiment de ligne
Tué à Wavre Notre Dame, le 29 septembre 1914.
GILSON Guillaume-Léopold,
né à Boirs, le 14 3-1894, sergent au 14e régiment de ligne, 3e Compagnie, N° matricule 28814.
Tué dans les Flandres, le 20-10-1916.
MARCHAND Edmond Edouard,
né à Liége, le 13-4-1896, fils de Alfred et de Lempereur Florence, sergent au 12e de Ligne, N°matricule 58191, volontaire de guerre. Tué à Dixrnude, le 24-11-1916.
MARTIN Georges-Marie-Aloys
né à Visé le 18-7-1890, fils de Georges Martin et de Hubertine Claessens, caporal au 2e Régiment de Grenadiers, 7e compagnie, N° matricule 55111, volontaire de guerre. Décédé à l'hôpital de Hoogstaede, le 17-11-1917 des suites de ses blessures reçues au front.
PAULUS Joseph-Balthazar
né à Visé, le 4-5-1891, fils de Ursmar Odomar Paulus et de Maria Rohling, milicien de 1912, artillerie de forteresse de Liège, fort de Barchon, N° matricule 36556.Décédé à Maestricht le 14-9-1915, retour de captivité.
MILET Henri Victor,
né à Fouron-St-Martin, le 28-7-1893, fils de Hubert-Ferdinand Milet et de Henrielte-Jeanne Jacob, soldat au 1er carabiniers, 3e Bataillon, 3e Cie, milicien de 1913 N° matricule 59407.Décédé à Hofstaede, le 25 8-1914.
MUNIKEN Antoine-Guillaume,
milicien de 1905 N° matricule 52447 12e régiment de ligne,3e Bataillon, 3e Cie, né à Richelle le 30-3-1884, fils de Guillaume Muniken et de Catherine Halkin. Tué à Herstal, le 5 août 1914.
NELLISSEN Léon-Jean-Gérard,
né à Visé le 17-10-1896, fils de Léon et de Bartholomé Marie, soldat au 1er régiment de carabiniers, 3e Bataillon, 1ère Cie, volontaire de guerre. Décédé à l'hôpital de Beveren sur Yser, le 2-10-1918.
PERET Jacques,
soldat, tué lors de l'explosion de la poudrière de Graville Ste Honorine (Le Havre)QUADEN Marcel-Servais,
né à Visé, le 27-7-1897, fils de Adolphe-Auguste Quaden et de Céline-Marguerite Legrand, domicilié à Visé. Electrocuté dans les bois de Fouron-le-Comte, en voulant franchir les fils électriques pour rejoindre l'armée.
QUADEN Marcel-Servais,
né à Visé, le 27-7-1897, fils de Adolphe-Auguste Quaden et de Céline-Marguerite Legrand, domicilié à Visé. Electrocuté dans les bois de Fouron-le-Comte, en voulant franchir les fils électriques pour rejoindre l'armée.
ROUJOB Charles-Chrétien-Marie,
soldat au 3e régiment de chasseurs, 4e Bataillon, 1ère Cie, N° matricule 55974, né à Visé, le 18-8-1886, fils de Jean Roujob et de Monceau Marie-Louise.Tué dans les Flandres, le 20-7-1915.
SAUVAGE Léonard-Jean-Marcel,
né à Hermalle-s1Arg~nteau le 15 lanvier 1893, fils de Glrard et de Tomsin Clémentine-Jo­sépnine, milicien de 1913, soldat au 12e régiment de ligne, 3e Bataillon, 4e Compagnie.Mort à Dunkerke des suites de ses blessures le 2-11-1914.
THIBAUX Théodule,
brancardier au 15e Régiment de Ligne. Décédé à Zonnebeke le 4-10-1918.

le monument aux morts de 1914-18 à Visé Le monument aux morts 14-18 à Visé Le monument aux morts de Visé

Le monument aux morts de 14-18 près de l'hôtel de ville
Il est l'oeuvre du professeur Falize de l'Académie des Beaux-Arts de Liège
Deux minenwerfers, mortiers légers, entourent la statue d'un soldat casqué

les canons ont disparu depuis.

Croix de feu, musée de l'Armée BXL

Les combattants de 14-18 ayant subi le feu de l'ennemi avait le droit de recevoir la carte du feu et la croix de feu.
Ils sont repris dans le livre des cartes du feu
Ce livre est disponible, numérisé avec les photos et indexé, ce qui permet une recherche alphabétique par nom, commune ou régiment
Il est disponible sur:
http://www.tenboome.webruimtehosting.net/guldenboek/Guldenboekprojecttotaal/livredor.htm
Il y a trois manières de consulter la liste :
Triée par nom de famille
Triée par domicile
Triée par régiment

et consulter les
Livres d'or qui reprennent en détail et souvent avec photo les disctinctions obtenues

Liste des visétois repris dans les livres des Cartes de feu

Les défenseurs de Devant-le-Pont, cadre dansd l'église paroissialeLe livre fut édité puis réédité plusieurs fois : en 1933-1934/ 1934-1935/ 1935-1936/ 1936-1937/ 1937/ 1937-1938/ 1938-1939 et 1940.L’édition de 1940 n’est pas une édition distincte mais une copie des éditions précedentes. Il y eut donc 8 éditions en Néerlandais et 8 en Français avec plusieurs addenda. Les éditions en Néerlandais et en Français sont identiques sauf pour la description des régiments.
Sur la première page du livre se trouve toujours un modèle de Carte du Feu.
Chaque vétéran qui commandait le livre recevait une version  personnalisée avec une copie de "sa" Carte du Feu. Les titulaires d'une Carte du Feu jouissaient de divers avantages tels que 75 % de réduction sur les transports en train, tram et bus en Belgique.Ils avaient droit à des consultations gratuites chez un médecin désigné spécialement à cet effet et recevaient des réductions ou la gratuité de certains médicaments en faisant usage de formulaires spéciauxf à présenter au médecin lors de la consultation.
Les chevrons de front généraient une rente à partir de 45 ans, payée trimestriellement par assignation postale. Le montant dépendait du nombre de chevrons.

Certains soldats n'y sont pas présents.en cliqua nt sur l'année, vous ouvrez le livre d'or correspondant, il vous suffit d'aller à la page ad-hoc. Sous réserve que les indications soient exactes vu le nombre de données. Si vous constatez une erreur merci de le signaler
Ci dessous vous trouvez, le nom, commune, le N° du livre, la page où il se trouve, un x signifie qu'il y a unephoto, grade et régiment
.


Pour les particularités des médailles, voir : www.wo1.be

Ordre de la Couronne Chevalier Chevalier de l'Ordre de Léoplod II Médaille de l'Yser Médaille des combattants volontaires Médaille de la Victoire Médaille commémorative de la guerre 14-18 Croix civique 1914 Chevron de front
Chevron de front or soit 5 chevrons d'argent
Chevron de blessure
Ordre de la Couronne Ordre de Léopold II Croix de Guerre Croix militaire Médaille de l'Yser Combattants volontaires Médaille de la Victoire Médaille commémorative
guerre 14-18
Croix Civique 2e cl Chevrons de front
5 argent = 1 or
Chevron de blessure

 

Nom
Distinctions obtenues (avant 1940)

Commune

Livre d'Or

Page

Grade

Régiment Photo ou indication du livre (cliquer pour agrandir)
BARONHEID Léopold J.B.J.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IIMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de blessure
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

435 x

Sergent 1e Carabiniers
BASTIN Alexandre D
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front or soit 5 chevrons d'argent
Visé 1933-1934 326 Soldat 4e Génie

BETTENS Louis
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1933-1934

258

Soldat 10e de Ligne
BOGAERT François J.H.F
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

137

Soldat 14e Artillerie
BOULANGER Laurent
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1934-1935

293

Caporal 10ede Ligne
BOURDOUX J. Lambert
Officier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de blessure
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

471 x

Soldat 1er Grenadiers
BOURDOUX Léonard JM
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1936-1937

239

Soldat 9e Artillerie
BRICK Eugène Th.
Croix de Guerre avec deux palmesMédaille de l'YserMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessureChevron de blessure

Visé

1933-1934

460 x

Soldat 2e Grenadiers
BRIMBOIS Laurent Jh.H.
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1933-1934

193

Soldat 14e de Ligne
CHARLIER Martin G L
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front Chevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1936-1937

188

Sergent 12e de Ligne
COELENS Henri
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

234

Soldat 3e Génie
CONARD Henri L Gh
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1936-1937

17

Lieutenant de réserve 22ede Ligne
CORNELIS Henri
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1936-1937

29

Soldat 3ede Ligne
CUSTINNE Olivier
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1936-1937

266

Soldat 8ede Ligne
CUYPERS J Jacques A
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1937-1938

525

Soldat 1er Carabiniers-Cyclistes
Les Diables Noirs
DANTINNE Dieudonné-A.-J.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

161

Soldat 2e Génie
DE BRUYN Frans
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front

Visé

1936-1937

193 x

Premier Sergent 4e de Ligne
DE FROIDMONT Henri E J
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937-1938

30

Caporal 3e de Ligne
DEBAER Joseph J.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1934-1935

478 x

Soldat 1er Grenadiers
DELNAUX Lambert
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1933-1934

122

Soldat 16e de Ligne
DELROUX Jules H.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1933-1934

301

Soldat 1e Lanciers
DEMARET Désiré N.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1934-1935

356

Caporal 4eGénie
DEREYMACKER Frédéric
Ordre de la Couronne ChevalierCroix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessureChevron de blessure

Visé

1933-1934

370

Lieutenant réserve 6e Chasseurs à Pieds
DEVILLE Lambert F.J
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1937

331

Soldat 4eArtillerie
DEWITTE Georges V.C
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937

214 x

Soldat 1er Chasseurs à Pieds
DIERCKX Charles C.
Médaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1934-1935

77

Brigadier 7eArtillerie
DUTRON Henri F.
Croix de Guerre avec deux palmesMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

295

Sergent 20ede Ligne
FAFRA Jean-Baptiste
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1936-1937

158 x

Soldat 9e de Ligne
FRANSSEN Pierre E.-J.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937

48

Sergent 4e de Ligne
GHEUSE Joseph-L.-M.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1937

286

Soldat 18e de Ligne
GROMMEN Maurice H
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1936-1937

199

Soldat 14e de Ligne
HEUCHENNE Louis J.M.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1933-1934

211 x

Soldat 2e Lanciers
HOUBIERS Emile H.
Médaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937

555 x

Soldat 2e Chasseurs à Cheval
HOULTEAUX Marcel ANJ
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1937-1938

178 x

Sergent 12e de Ligne
JANVIER Joseph-L.-D.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1937

491

Soldat 6e Artillerie
KIEKEN François G.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

66

Maréchal des logis 13e Artillerie
LARDINOIS Julien
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1937

459

Soldat 2e Carabiniers
LAVIGNE François
?Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18

Visé

1934-1935
1935-1936
1936-1937

630
642
586

Militaire Télégraphie sans fils

LECLERCQ Jean
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1937-1938

399 x

Brigadier 5e Artillerie
LECLERCQ Léon
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18Croix civique 1914
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

123

Soldat 7e de Ligne
LECRENIER Arnold Jh.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

416

Soldat 1er Carabiniers
LEMESTRE Jean-J.L.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

605

Aumônier adjoint 2e cl 2e Artillerie Lourde
LEMLYN Louis-J.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1937

205 x

Soldat 14e de Ligne
LENSEN Raymond J.A.H.S
Médaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937-1938

587

Soldat 2e Artillerie
LEROY Nicolas J
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1936-1937

273

Soldat 18e de Ligne
LESAGE Bernard
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1934-1935

559

Soldat 2e Carabiniers-Cyclistes
LORQUET Pierre J.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937

170 x

Soldat 9e de Ligne
MAHIEU Félix L G
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937-1938

205

Soldat 1e Chasseurs à Pieds
MALEVEZ Nestor E. J.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1934-1935

219 x

Sergent 1e Chasseurs à Pieds
MARECHAL Jules
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1936-1937

353

Sergent 21e de Ligne
MARTIN Martin H L
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1936-1937

30

Soldat 3e de Ligne
MASY Gustave L.J.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1933-1934

509 x

Major honoraire 4e Lanciers
MASY Léon
Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec palmeCroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18

Visé

1934-1935

242 x

Major pensionné 3eArtillerie
MESSERLI
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18

Visé

1934-1935

214

? 14e de Ligne
PEUVRATE Jules P.J.
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1933-1934

181 x

Caporal 12e de Ligne
PIRONNET Lucien F
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de front

Visé

1936-1937

224

Soldat 2e de Ligne
QUADEN Emile-Gh.
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front

Visé

1937

481x

Brigadier 2e Grenadiers
REMACLE Lucien J.
Médaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1934-1935

224

Soldat 1e Chasseurs à Pieds
SCHIEPERS Jean P.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front
Chevron de blessure

Visé

1933-1934

194

Soldat 14e de Ligne
SEMMELING Jean G. E.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937

306

Soldat 13e de Ligne
SEUTIN Jean L.
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1933-1934

227 x

Soldat 15e Artillerie
THYS Joseph-F.-L.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937

235

Brigadier 2e de Ligne
TRODOUX Félix J.R.
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1933-1934

475

Brigadier 6e Artillerie
VAESSEN Hubert L
Chevalier de l'Ordre de Léoplod IICroix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1936-1937

436

Caporal 2e Carabiniers
VAN LAER Paul-H.
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937

256

Brigadier 15e Artillerie
VAN LOOCK Pierre G.N
Croix de GuerreMédaille de l'YserMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1933-1934

300 x

Maréchal des Logis1ècl 1er de Ligne
VAN WISSEN Jean
?Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18

Visé

1937

478

? 1er Grenadiers
VANDEN BORN François
Médaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1937

390

Caporal 5e Chasseurs à Pieds
VANDER HEYDEN Charles L
Croix de GuerreMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front
Chevron de blessure

Visé

1936-1937

212

Soldat 1er Chasseurs à Pieds
VANHELMONT Herman-J.
Croix de GuerreMédaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front

Visé

1937

332

Soldat 4e Artillerie
ZEEVAERT Théophile M
Médaille des combattants volontairesMédaille de la VictoireMédaille commémorative de la guerre 14-18
Chevron de frontChevron de frontChevron de front Chevron de front

Visé

1937-1938

293

Soldat 13e de Ligne
             
             
             


 

Deux quartiers échappèrent à l'incendie d'août 1914,celui de Souvré au sud de la ville en contrebas,
et celui de
Devant-le-Pont sur la rive gauche sauvé par l'intervention d'un allemand directeur d'une usine dans le quartier Basse-Meuse.
Grâce à cela on peut trouver sur le Quai du Halage des maisons qui datent de plusieurs siècles, et un peu plus loin l'ancienne maison qui servit de quartier général à Louis XIV
les seuls vestiges non détruits du centre de Visé restant essentiellement les rues Dossin et Raskinroy.
repas d'officiers allemands à la gare de Visé en 1914 Réfectoire allemand dans le jardin du bourgmestre en 1914 le 147e de ligne allemand pose fièrement devant les ruines de Visé en 1914
Les Allemands occupent Visé et posent en photo qu'ils envoient chez eux en signe de victoire
camp de soldats allemands près de Visé en 1914 soldats allemands à la gare de Visé en 1914-18 Les allemands font du canotage sur la Meuse
la 205e Compagnie de Réserve de Construction de Chemins de Fer pose à Visé doc.M. Poelmans
A gauche, les pioniers allemands chargés de construire ou d'entretenir le chemin de fer la Landw.Eisenb.-Bau-Komp.Nr.205 pose à Visé
(document Marc Poelmans)
et à droite soldats et officiers qui posent près de l'hôtel Michaux

Liège est décorée de la Légion d’honneur

Du Journal officiel (8 août 1914)
Paris, le 7 août 1914

Monsieur le Président,

Au moment où l’Allemagne, violant délibérément la neutralité de la Belgique, reconnue par les traités, n’a pas hésité à envahir le territoire belge, la ville de Liège, appelée, la première, à subir le contact des troupes allemandes, vient de réussir, dans une lutte aussi inégale qu’héroïque, à tenir en échec l’armée de l’envahisseur.

Ce splendide fait d’armes constitue, pour la Belgique et pour la ville de Liège en particulier, un titre impérissable de gloire dont il convient que le gouvernement de la République perpétue le souvenir mémorable en conférant à la ville de Liège la croix de la Légion d’honneur.

J’ai, en conséquence, l’honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature le projet de décret ci-joint, approuvé par le Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur et décidant que la croix de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.

Le ministre des Affaires étrangères, Gaston Doumergue.

Le Président de la République Française
Sur la Proposition du Ministre des Affaires étrangères

DECRETE:

Article Premier. — La croix de chevalier de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.
ART. 2. — Le ministre des Affaires étrangères et le grand chancelier de l’Ordre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 7 août 1914.

Par le président de la République.
R. Poincaré


Le ministre des Affaires étrangères
Gaston Doumergue

Le magazine l'Illustration raconte les événements

 

Août 1914, la Belgique est envahie par les troupes allemandes.
Armoiries de la ville française de Sainte Adresse qui reprend les armes de la BelgiqueL'ensemble du Nice Havrais à Sainte Adresse, siège du gouvernement belge en exil en 14-18Le gouvernement belge quitte Bruxelles et demande l'hospitalité à la France.

Sainte-Adresse près du Havre sera choisie parce qu'au "Nice Havrais", de vastes bâtiments luxueux et des villas récemment construits par l'architecte Dufayel permettaient d'accueillir et de loger le gouvernement et les ministères Belges.
Le 13 octobre 1914, deux bateaux faisaient leur entrée au Havre avec à leur bord les représentants du gouvernement Belge.
Voir reportage sur ina.fr/le gouvernement belge a sainte-adresse.fr

Alors que la Belgique est presque entièrement occupée par les Allemands, Sainte-Adresse fut capitale administrative du royaume, cédée à bail au gouvernement belge pour la durée des hostilités.
Ce dernier s'installa donc d'octobre 1914 à novembre 1918 dans l'« immeuble Dufayel », construit par Georges Dufayel en 1911. Il avait à sa disposition un bureau de poste, utilisant des timbres-postes belges.
L’Hostellerie Normande sert essentiellement de résidence communes pour les ministres et cadres, la villa Louis XVI est désignée comme Ministère de la Guerre…

Malheureusement, lors de bombardements alliés en 1944, la plupart de ces beaux bâtiments seront réduits en cendres.

Le Gouvernement Belge à
Le Havre / Sainte-Adresse
de gauche à droite:
Poullet, Hubert, Segers, Helleputte, Berryer, van de Vyvere, Vandevelde, Hymans, Brunet, Goblet d'Alviella, Carton de Wiart, de Broqueville, Renkin et le Lieutenant-Général de Ceuninck

Le complexe Nice Havrais siège du gouvernemen belge à Sainte Adresse

L'Hostellerie Normande à Sainte Adresse, siège du gouvernement belge
Le complexe Nice Havrais siège du gouvernement belge

Sainte Adresse, un des bâtiments qui habitait les ministères belgesSainte-Adresse devient la capitale belge à l'étranger, elle sera louée par le gouvernement belge.
La ville a donc vécu, entre 1914 et 1918, sous un double drapeau.
Les couleurs françaises et belges qui encadrent la statue du roi Albert 1er à l'entrée de la ville.
La poste belge à Saint AdresseTémoigage de la pérennité de ces souvenirs; l'insertion du drapeau belge dans les armoiries de la ville qui est blasonnée comme suit : écartelé, au premier et au quatrième d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, au deuxième et au troisième de gueules à une coquille d'or, à la croix d'or, chargée en abîme d'un écusson tiercé en pal de sable, or, gueules qui est Belgique.


Le récent jumelage avec De Panne, station balnéaire belge où résidait le roi Albert 1er entre 1914 et 1918, confirme qu'à Sainte Adresse on n'a pas oublié
Le gouvernement installé en France, La Poste y est aussi installée et les courriers sont affranchis en timbres belges portant l'oblitération "Sainte Adresse Poste Belge Belgische Post"



L'armée belge a du reculer et s'est retranchée dans la région de l'Yser.
La situation devenait intenable du fait de la différence des effectifs en présence.
L'éclusier Henri Geeraerts suggère à l'état-major un moyen d'inonder la plaine pour stopper définitivement l'avancée de l'armée allemande.
Il faut profiter de l'altitude des polders qui sont sous le niveau de la mer.
En ouvrant les vannes des écluses à marée montante et en les refermant à marée descendante, la mer inondera toute la région.
Du fait du déséquilibre des effectifs en présence, constatant que la ligne de défense ne pourra tenir indéfiniment, le roi Albert de Belgique approuve l'opération qui est menée par le général Dossin. L'opération aura lieu le 25 octobre.

L'ingénieuse proposition de l'éclusier a permis à l'armée franco-belge de s'établir solidement sur la rive occidentale du fleuve et de stopper l'avance de l'adversaire vers un objectif de grande valeur stratégique : Dunkerque.
À l'exception de deux offensives sur Tervaete rapidement repoussées les 22, 23 et 24 octobre 1914, la ligne de l'Yser restera infranchissable pour l'armée allemande jusqu'à la fin des hostilités en 1918.

Le 19 octobre, le 1er corps britannique sous les ordres du général sir Douglas Haig, nouvellement arrivé, lance une contre-offensive contre l'armée allemande depuis ses positions dans les environs de la ville belge d'Ypres.

Le Roi Albert à La Panne

1915 Ypres
A Ypres des combats font rage.

Pour la première fois les allemands utiliseront des gaz de combat, le gaz moutarde auquel on donnera le nom d'Ypérite.
C'est à Steenstraete que les allemands l'utiliseront pour la première fois.
Ce nom deviendra en 1945 celui d'une des unités des Brigades d'Irlandes (voir page
http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-4.htm )

Belges, britanniques et canadiens tiennent bon.
Lors de cette bataille dans les plaines belges, les pertes humaines britanniques s'élèveront à 58 000 hommes depuis le début de l'offensive, les pertes allemandes à 35 000 et les pertes françaises à 10.000 environ et près de 14.000 belges.
Les troupes britanniques n'ont reculé que de 5 km sur le front.
http://www.inflandersfields.be/#

Un symbole toujours porté par les britanniques émergera de cette bataille dans les champs de Flandre

Le coquelicot du jour du Souvenir et le poème "Au champ d'honneur"

On reconnaît le coquelicot comme le symbole du souvenir à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts à la guerre.
Cette fleur doit son importance au poème Au champ d'honneur composé par le major John McCrae (nommé plus tard lieutenant colonel), un médecin du Corps de santé de l'Armée canadienne, au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.

Les références au coquelicot aux première et dernière strophes du poème de la guerre le plus lu et le plus souvent cité ont contribué à donner à la fleur le statut d'emblème du souvenir et de symbole d'une croissance nouvelle parmi la dévastation laissée par la guerre.
La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lu le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse.
Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées »

In Flanders fields the poppies blow 
Between the crosses row on row, 
That mark our place; and in the sky 
The larks, still bravely singing, fly 
Scarce heard amid the guns below. 
We are the Dead. Short days ago 
We lived, felt dawn, saw sunset glow, 
Loved and were loved, and now we lie 
In Flanders fields. 
Take up our quarrel with the foe: 
To you from failing hands we throw 
The torch; be yours to hold it high. 
If ye break faith with us who die 
We shall not sleep, though poppies grow 
In Flanders fields.

Lieutenant Colonel
John McCrae, MD (1872-1918) 
Canadian Army 
In Flanders fields

Au Champ d'honneur
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
*Adaptation française
du major Jean Pariseau

Cette fleur se remarqua sur les champs de bataille à des endroits où elle ne poussait pas, déjà lors des guerres napoléoniennes.
En fait les bombardements remuant le terrain et y apportahnt la chaux des bâtiments détruits, favorisent la poussée de la plante.
Elle s'y développe comme un hommage aux hommes qui sont tombés à cet endroit.

En 1919

Le 28 mai, Roi Albert 1er vient en visite à Visé, ville martyre.
Il demandera à l'Abbé Goffin de lui retracer le combat des gendarmes auquel il avait assisté.
Le Roi s'en montra très ému et félicita le prêtre de son comportement pendant cette bataille

En 1920

le 19 septembre, un monument est inauguré en présence de toute la population, pour rappeler le sacrifice de Bouko et Thill.
Il est dressé contre le mur de la poste près de la place de Visé.
Le premier monument à Bouko et Thill les deux premiers gendarmes morts à Visé en 1914
Ce monument sera détruit en 1942 par les allemands et remplacé après la guerre par un monument plus petit situé au même endroit
le monument à Bouko et Thill après la guerre 40-45
Ls Francs Arquebusiers n'ont pas encore repris leurs cortèges dans les rues de la cité en cours de reconstruction
Toutefois le 30 octobre 1920, ils assistent en corps aux funérailles de leur capitaine-commandant Joseph Cerfontaine qui était à la tête de la bonne ordonnance de la compagnie depuis 1895

La reconstruction de Visé
Visé, les abris provisoires les baraquements Les abris provisoires Visé, les abris provisoires, les baraquements
Visé, les abris provisoires, le quartier des "Sénégalais" Des quartiers provisoires,
les baraquement,
furent construits pour abriter la population.
Appelés par dérision le
quartier des Sénégalais
Visé, baraquements provisoires, le "quartier des Sénégalais"
Vient le moment de la reconstruction sous la houlette de l'ORD
l'Office des Régions Dévastées
reconstruction de Visé en 1923,défilé des anciens arquebusiers
Rue Haute en reconstruction
l'ancien pont provisoire et le nouveau pont
ancien et nouveau pont
Reconstruction de Visé
Rue Haute en reconstruction
l'ancienne gare
la station
Le nouveau local de la Renaissance
la Renaissance
la rue du pont après 1914
rue du pont

l'hôtel de ville

Des dizaines de maisons furent reconstruites par l'Office des Régions Dévastées dont le sigle O.R.D est visible sur les façades
La 100e, dans la rue du Collège, fut celle du bourgmestre Lambert-Dehousse où une plaque le rappelant est apposée sur la façade.
C'est là que pendant des années les Francs Arquebusiers iront chercher la statue de St Martin gardée hors des fêtes par Martine Lambert qui occupera le bâtiment jusqu'à son décès.
la maison de l'ancien bourgmestre Lambert-Dehousse 100e maison reconstruite à Visé après 194


l'hôtel de ville

la gare

la gare

la gare


En 1921

la Compagnie pourra reprendre ses fêtes et cortèges interrompus pendant la Grande Guerre et la reconstruction de la ville
En 1922, Thomas Cloes est remplacé au poste de tambour-major par Léonard Cordy

inauguration du monument et de la pelouse d'honneur aux victimes de 14-18 cimetière de Lorette à Visé

Le 11 novembre 1924
La compagnie assiste en même temps que les associations patriotiques,
à l'inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre au cimetière de Lorette


Patriote Illustré 1924, recontruction de l'eglise de Visé. Doc Marc Poelmans

 

Cette même année 1924, le 13 avril, est posée la première pierre de la reconstruction de la Collégiale St Martin comme l'annonce le Patriotte Illustré dans son édition du 20 avril 1924
(doc. M. Poelmans)

En 1925, le chef de musique des Francs Arquebusiers est Jacques Rion qui habitait rue du Général Thys à Dalhem
Il le restera jusqu'en 1948 et en 1930 sera également directeur musical chez les Arbalétriers.
En tant qu'officier, il en demandera l'autorisation au comité des Francs Arquebusiers qui vu les liens d'amités avec l'ancienne gilde accepteront de bon coeur.

Il mettait ses musiciens à la disposition de la compagnie comme suit en 1934
10 hommes au Réveil
22 hommes l'avant-midi
18 hommes l'après-mide
7 hommes le soir pour animer le bal

C'est de nouveau lui qui assurera la prestation musicale de la fête de St Martin du 4 novembre 1945 sans toutefois assurer le bal pris en charge par M. Douin

En 1945 le prix pour 22 musiciens le matin était de 1650 francs, 75 francs par musicien, de 9h30 à 12h30 et de 1200 francs pour l'après-midi de 16 à 20 heures pour 15 musiciens à 20 francs de l'heure
En 1946 on le retrouve de nouveau au bal à partir de 22 heures, le cramignon se terminant seulement à 21 heures, et la compagnie lui demande de fournir 6 hommes:
piano, batterie, contrebasse, deux saxos, un trompette au pris de 40 francs l'heure par homme avant minuit et de 50 francs après minuit

Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939

dernière mise à jour:22/12/11

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