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Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
le 19e siècle

 

Home Retour au 18e siècle Vers le 20e siècle dernière mise à jour:30/11/10


Vous entendez la marche La Victoire est à Nous
sur un air de La Caravane du Caire de Grétry, David Bühl compose la célèbre sonnerie de cavalerie : La Victoire est à nous, qui sera jouée sur les champs de bataille de l'Empire et, en particulier, lors de l'entrée de la Grande Armée à Moscou, le 14 septembre 1812

En 1803
la gilde renait et reforme son cadre d'officiers.
mais désormais démilitarisée elle prend alors le nom de
Compagnie des Anciens Arquebusiers
Les Arquebusiers de Visé en 1804
Le 6 mai 1804, adoptant un nouveau règlement et des uniformes semblables à ceux des armées napoléoniennes,
la compagnie se reformait de manière officielle en trois groupes qui existent encore aujourd'hui:
les Sapeurs,
en tenue de l'armée impériale
les Mousquetaires
qui portaient le shako
et les Grenadiers
qui portaient le bonnet à poils
Les couleurs étaient celles de la Grande Armée de Napoléon
L'image ici à gauche montre les uniformes de cette époque cliquez pour agrandir

Le nombre de sapeurs ne correspondait pas, ni à l'époque ni de nos jours, à ce qui était prévu par les règlements militaires qui en prévoyaient deux par régiment.
Ce choix d'uniforme n'a rien d'exceptionnel, la compagnie essaye de s'accorder les bonnes grâces de Napoléon, ou plutôt de Bonaparte, puisque le Premier Consul est en visite en Belgique cette même année et un peu partout dans le pays des Gardes d'Honneur sont levées.
Il faudra à cette époque l'intervention des édiles locaux pour expliquer aux représentants du gouvernement français alors en place, la signification de ces cortèges d'hommes en armes.
Il ne faut pas oublier que l'armement est alors le même que celui utilisé par les militaires, ce que les autorités ne voient pas toujours d'un très bon oeil.

st Martin des Francs Arquebusiers porté par des officiers, huile du 19e s

L'habit de crémonie est en fait une adaptation de l'uniforme dans un style civil, les basques telles qu'on les connaît ne sont en fait que le souvenir des pans autrefois repliés de l'uniforme du soldat

Tableau du 19e siècle © Musée FAV

Cette composition dura un certain temps, mais dès 1817 un nouveau corps de Majors, nos officiers actuels, fut créé. Ils portaient un uniforme civil, qui est en droite ligne dérivé de l'uniforme militaire.

Le gilet à fleurs était porté pour le "Sacramint" et le gilet noir pour la Saint Martin.

Pour les officiers la bande rouge du pantalon était remplacée par une bande or

Certains officiers défilaient à cheval

C'est vers 1830 que la gilde adopta le fusil à percussion (avec cheminée et capsule) encore en usage dans les cortèges des Francs Arquebusiers au 21e siècle

Il était d'usage de dresser une fausse haie au milieu du parcours pour que les sapeurs se ruent dessus et l'écartent afin de laisser le libre passage à la compagnie.
Le rôle des sapeurs d'infanterie était en effet de faire en sorte que le passage des troupes armées soit facilité
On les considérait souvent comme des gros costauds sans cervelle..

 

de Ryckel,"d'or à trois lions de sable, armés et lampasés de gueules"

Novembre 1830,

Las de la domination des hollandais, le peuple belge s'est révolté jusqu'à obtenir
l'Indépendance de la Belgique
qui fut proclamée le 4 octobre 1830.

Alors que les premières notes de
La Brabançonne s'écrivent, des combats éclatent surtout dans les grandes villes du pays et spécialement à Bruxelles en septembre pour chasser les soldats de Guillaume I.

Le 20 novembre 1830, parti la veille de Liège à la tête de la Compagnie Franche des Tirailleurs Liégeois et Maestrichtois, le Capitaine Ferdinand Demany, débarque à Visé où comme partout ailleurs existe une Garde Urbaine, créée le 30 août, sous le commandement du bourgmestre.

Celui-ci n'est autre que le Baron de Ryckel, nommé à ce poste depuis le 28 octobre,
qui est aussi président des Anciens Arquebusiers, lesquels avec plusieurs autres visétois, ne se feront pas prier pour prêter main forte aux hommes d'armes pour aller "casser du hollandais"
Ferdinand Demany, commandant des volontaires lorsqu'il était commissaire de police à Liège en 1860
Le matin à 7 heures 30, la compagnie de Demany se rassemble.
Demany est un jeune homme, plein de fougue, téméraire et dont on n'a à se plaindre que de son impétuosité à foncer au combat.

Ils sont 96 volontaires auxquels viendront s'ajouter une cinquantaine de visétois.
Des volontaires venus de toute la Basse-Meuse les ont rejoints, ils sont à peu près 300 au total.


Arrive alors le receveur des contributions d'Eysden qui s'est sauvé avec sa caisse devant l'avance d'un corps de troupes hollandaises qui se trouvaient à 5 heures à Gronsveld.
A la demande de Demany, de Ryckel fait sonner le tocsin pour convoquer les visétois rassemblés et entrainés depuis deux mois au sein de la Garde Urbaine.
Ils décident d'envoyer des hommes prévenir les habitants des villages voisins, ce qui pris un certain temps et de rassembler des volontaires de ces villages qui doivent rejoindre Demany qui fait route vers Mouland pour attaquer les hollandais, les déloger de leur position et entrer dans Gronsveld distant de 10 km de Visé, à midi.

Un bataillon d'infanterie et de cuirassiers hollandais est à la Maison Blanche à Berneau tenant la voie de Visé à Maestricht, leur cavalerie tient la plaine de Navagne sur la rive sur la rive droite de la Berwinne, appuyée par deux canons.

L'ennemi, à peu près deux cents soldats commandés par le major Syben, tient ainsi toute la zone sur la rive droite de la Berwinne, mais les officiers n'avaient certainement pas pris les précautions nécessaires pour éviter une attaque surprise à laquelle ils ne s'attendaient pas.

Des sentinelles avaient été placées sur la rive gauche et des éclaireurs envoyés en patrouille.

Les volontaires les mieux armés furent disposés en tirailleurs face à la cavalerie.
Les autres volontaires furent placés en position en haut du village de Mouland sur la rive gauche de la Berwinne, face à l'infanterie hollandaise qui se trouvait devant la Maison Blanche.
Une vingtaine de volontaires, conduits par deux guides sûrs, furent chargés de prendre les deux pièces de canon dont la position semblait bien risquée.
Ils auraient réussi, alors qu'ils avaient déjà passé la Berwinne sans être vus de l'ennemi quand tout d'un coup, celui-ci sonna le rappel des troupes depuis la Maison Blanche.
Rassemblés en peu de temps, les hollandais pris sous le feu des volontaires reprirent la route de Maestricht.

La faible garnison venue de Maestricht, dont la place forte était toujours aux mains des hollandais, n'opposa guère de résistance et sans insister les soldats d'une armée démotivée se dépêchèrent de retourner chez eux.
Nous sommes deux mois après les combats de Bruxelles et l'ennemi n'oppose plus guère de résistance.

croix commémorative des combattants de 1830 remise à Demany, Musée des Francs ArquebusiersDans son récit, Demany ne fait pas mention des mots "combat de Navagne",
ni sur la position qu'il donna aux troupes de visétois dans son dispositif., mais on peut raisonnablement penser qu'ils furent de ceux qui étaient disposés en tirailleurs face à la cavalerie, car Demany souligne que les arquebusiers étaient armés de carabines.
Cela n'a rien d'étonnant, la carabine, arme rayée mais d'un chargement plus complexe, était utilisée pour le tir de précision comme le faisaient les membres de la compagnie, alors que les troupes armées étaient généralement munies de fusils à canon lisse.
Et l'on sait aussi par un rapport du Baron de Ryckel d'août 1830 envoyé au gouverneur de la Province de Liège, que tous les membres de la Garde Urbaine de Visé possédaient leur propre arme et qu'il était dès lors inutile d'en envoyer de supplémentaires de Liège, mais il reçut une dotation de 20.000 cartouches qui ont plus que vraisemblablement servi à l'entrainement de la Garde Urbaine qui n'était pas composée uniquement d'arquebusiers comme certains auteurs semblent le laisser entendre; en ces temps de troubles, nombreux furent ceux qui se joignirent à la troupe de Visé levée dès le début de l'insurrection.
Il est absolument faut de dire que seuls les arquebusiers se sont joints aux volontaires, le tocsin n'aurait-il sonné que pour eux ?
Et si Demany en parle, alors qu'il ne les connaissait pas, c'est simplement parce que de Ryckel lui a signalé qu'ils avaient répondu présents, comme beaucoup d'autres.

En outre, Demany a très certainement gardé à ses côtés des hommes aguerris, aptes à commander et à faire un coup de force en cas de nécessité.

Cette escarmouche, resta dans le souvenir des visétois sous le nom de "Combat de Navagne",
lequel loin d'être véritablement glorieux fut sans rapport avec les combats sanglants qui eurent lieu ailleurs dans le pays.
Si certains auteurs se sont laissés emporter par leur enthousiasme dans une relation des faits tout à la gloire de certains visétois; il faut retenir qu'aucune médaille ne vint récompenser les combattants et aucun drapeau d'honneur ne fut octroyé à la Ville.
Sans douter nullement ni du courage ni des sentiments patriotiques qui animaient les combattants, il y a fort à parier que les blessures les plus douloureuses furent certainement les "gueules de bois" du lendemain de cette échauffourée dont l'heureuse issue fut fêtée pendant longtemps à grand renfort de pecket...

Ce bref combat est relaté dans une épreuve journalistique corrigée de la main même du Capitaine Demany qui se trouve au musée des Francs Arquebusiers
Demany qui avait participé à de nombreux combats et fut largement décoré, terminera sa carrière comme commissaire de police à Liège.

Vers la carrière de Ferdinand Demany

Un chant de la compagnie fut écrit par le Président Delgotalle en souvenir des combattants de 1830

1834,

la famille Lonhienne fait don à la compagnie d'un drapeau " le drapeau des Dames"
Ce drapeau plus court et muni a son extrémité d'une boule faisant contrepoids, permettait d'exécuter un jeu de drapeau comme c'est encore le cas aujourd'hui.
La boule dut être réparée l'année suivante suite à une dispute éclatée dans la Collégiale à cause d'une question de préséance, les Arbalétriers et les Arquebusiers assistaient alors ensemble à la grand-messe du "Sacramint".
Un mot en entraînant un autre, le geste fut joint à la parole.
C'est ainsi que Max Merx abîma la boule en défonçant le tambour d'un arbalétrier.
Le Doyen Stiels eut bien du mal à ramener le calme chez les belligérants.
Il fut dès lors décidé que les Arbalétriers feraient leur marche d'offrande le lundi du Sacramint et les Arquebusiers le mardi.

En 1837,

Le Roy du tir est François Delgotalle qui deviendra président en 1850
Il sera l'auteur de nombreuses compositions:
"Hommage d'Estime et d'Attachement à la compagnie des Arquebusiers" (11-11-1852)
fondateur de l'Harmonie saint Martin en 1853 à laquelle il fit don d'un tuba, de deux cymbales et d'une grosse caisse.
Parmi les fondateurs de l'harmonie on retrouve aussi Joseph Leers, Dodémont, Lambert Théodore, Jean Boulanger, etc...
Il offrit aussi avec Joseph Paulus des coussins et des tapis pour garnir l'église.
En 1854 il écrit le "Chant du Drapeau" en l'honneur de celui que le professeur Kuppferslager avait donné en 1850 et la musique fut composée par le professeur Thierry du conservatoire de Liège.
Il remis aussi, à la tête du comité, un gage de loyalisme aux princes héritiers le Prince Léopold et la Princesse Marie-Henriette en visite au château d'Argenteau où l'harmonie St Martin donna un concert.

En 1845
la prestation de serment est la suivante:
"Je jure Fidélité éternelle au drapeau de saint Martin, patron de Visé,
soumission et obéissance aux statuts de la compagnie des arquebusiers,
respect aux officiers,
fraternité et dévouement à tous les confrères.
Vive saint Martin.
Vivent les Arquebusiers."

En 1852,

Un attentat est commis contre le drapeau de la compagnie

Vraisemblablement du à des adversaires, l'emblème sacré sera aspergé de vitriol.

En 1860,

La famille Fayn-Merx fait construire le local de la Renaissance afin que les arquebusiers puissent jouir d'un local permanent.
La construction s'acheva en 1862.

Avant cela la compagnie louait la maison Stevens située Rue Haute en face de la Rue du Perron, puis la maison Paulus située Rue du Collège avant la Rue de Berneau puis la maison Bertholet au coin de la Rue Haute et de la Rue Raskinroy et en 1830 il avaient pris à bail la salle de chez Berlir

C'est aussi en 1860 que les arquebusiers troquent l'uniforme militaire pour l'habit avec pantalon noir, haut de forme et gilet jaune, mais Joseph Paulus garda jusqu'à sa mort l'ancien costume militaire qu'il avait toujours porté.

Le 29 juillet 1874

la gilde adoptait le fusil Comblain,
Joseph Comblain Cartouche de fusil Comblain, taille réelle Baionette-sabre de fusil Comblain
une arme remarquable d'un armurier de Cheratte,

en usage d'abord dans la Garde Civique et à l'Armée belge qui la conservera jusqu'en 1910.
C'est un fusil à culasse tombante.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse descend, laissant apparaître l'arrière du canon où il suffit d'introduire la cartouche puis de remonter le levier.
L'arme est musie d'un percuteur à chien visible sur les premiers types et d'un percuteur encastré sur les seconds.
D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut transformée en acier afin de permettre aux armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils maîtrisaient mieux cette technique.
L'arme est remarquable et fut détrônée par les armes à répétition mais si Comblain avait imaginé un système de rechargement automatique, son arme aurait été équivalente à la célèbre Henry-Winchester.
Elle fut soumlise à tous les test possible et au banc d'épreuve le canon bourré jusquà la gueule éclata, on en vissa un nouveau et l'arme fonctionna sans problème, la culasse de Comblain était intacte.

Ajoutons qu'il est assez facile à démonter pour en faire un entretien sommaire,il suffit de démonter les deux vis de la culasse pour enlever le mécanisme
Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan

fondateurs du tir Comblain:
François Delgotalle
Nicolas Thonon
Clément Scaff
B. Demarteau
Charles de Marbais, dont le fusil à culasse de bronze est au musée des Francs Arquebusiers, image ci-dessous
Détail du fusil Comblain de Charles de Marbais

Le tir communal de Liège où chacun pouvait s'entraîner
Le Tir Communal de Liège

C'était un souhait du Roi Léopold II de voir les compagnies s'entraîner avec une arme de guerre utilisée par la Garde Civique,
ce qui permettait ainsi d'avoir une Garde Civique supplétive.

0n rejoignait ainsi le principe du Tir National et les centres de Tir Communal que l'on retrouvait dans le grandes villes tant en Belgique qu'ailleurs et qui permettait d'avoir une population entraînée en cas de guerre.

Un projet de fédération nationale fut même mis sur pieds et c'est à cette époque que se créa la Section de Tir des arquebusiers dont chaque membre dut acheter son arme.

La Garde Civique, dont on se moqua souvent, participa aux combats quand le pays avait besoin d'elle.
Composée de civils qui rejoignaient les rangs en cas de nécessité, comme les gides, et malgré parfois leurs airs de soldats d'opérette, ses membres furent pourtant nombreux à se battre.
Leurs derniers combats furent ceux de 1914 pour s'opposer à l'avance allemande, époque où la Garde Civique fut désarmée et ses membres démobilisés à leur grand dam.

mousqueton Comblain
Cliquez ici ou sur l'image pour accéder à un excellent site sur le Comblain
où vous y retrouverez un Comblain du Musée des FAV

mécanisme du fusil Comblain à culasse tombanteArmee belge, soldat du train muni d'un mousqueton Comblain

On voit sur la photo ci-dessus le fantassin porter un Comblain qui restera utilisé par l'armée belge jusqu'en 1910

Ce fantassin de l'Armée belge en tenue de service est armé du mousqueton Comblain et porte un uniforme assez similaire à celui porté par notre Corps d'Escorte de saint Martin et par le Corps des Tambours.

Tous les uniformes actuels des Francs Arquebusiers sont en effet des répliques exactes de ceux de l'Armée belge d'autrefois

Fusil Comblain, culasse ouverte Fusil Comblain, culasse fermée Fusil Comblain, détail du chien
Garde civique armé du Comblain Garde civique armé du Comblain

C'est la Garde Civique de Verviers qui vint inaugurer le tir à Visé le 17 août 1874.
C'était normal puisqu'il s'agissait de l'arme habituelle de ce corps mais en outre elle était commandée par le Major-médecin Alfred Delgotalle,
officier des Anciens Arquebusiers de Visé et fils du président de la compagnie.
Un petit souvenir fut échangé ce jour là: un sapeur en laiton avec la mention Visé-Verviers toujours visible au Musée des FAV et qui a été copié pour être remis comme prix de tir
Inauguration du rir au fusil Comblain à Visé en 1874

Arquebusiers de Visé pantalon jaune et galon rouge 19e s

 

 


C'est aussi en 1874 que la compagnie adopte la tenue des officiers

Frac, haut de forme, gilet et pantalon jaune avec galon or.
l'habit noir n'est jamais qu'un dérivé de l'habit militaire, le grand manteau dont les pans repliés forment les basques

Madame Joiris-Merx fait don cette année là d'un drapeau comportant d'un côté deux fusils Comblain croisés et de l'autre une grenade enflammée


En 1895,

Le nouveau Capitaine Commandant est Joseph Cerfontaine
qui succède ainsi à son père et à son oncle.
Il restera commandant des Francs Arquebusiers jusqu'à son décès en 1920.

Les relations avec les Arbalétriers restaient toujours tendues, une rivalité certaine opposant les deux gildes,
qui s'en tenaient toutefois à des pamphlets et chansons.
Si d'un côté les Arbalétriers écrivaient "Tirans à l' årbalète"
Delgotalle leur répond en composant " Li vîle ustèye" sur l'air de la marche des Chasseurs Chasteler de la Garde Civique.

En 1897,

la compagnie inaugure dans la collégiale un vitrail représentant son saint Patron.
Vitrail offert par une souscription auprès de tous les membres et créé par Nicolas de Rurmonde

A la fin du 19e siècle, plusieurs accidents ont lieu lors du tir au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle puis c'est Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la route de mouland près de la ferme Tossens qui fut atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un tireur maladroit pouvait expédier une balle perdue très loin,
il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche aussi dénommée Bosquette
balle bosquette

On trouve la Flobert en 6 et 9mm, c'est une percussioon annulaire
Ce type de cartouche aussi appelé balle de tir de salon est beaucoup moins dangereux est toujours en usage aujourd'hui
(calibre 6 mm, pas de charge de poudre propulsive mais uniquement la force de l'amorce: Flobert ou 22 Lang Z)
Pub 1915 cartouches Flobertcartouches Flobert et Bosquette
Une carabine à cartouches Flobert et une ancienne publicité à une époque où la croix gammée n'était pas encore un insigne politique
Carabine à cartouches Flobert Bosquettecartouches Flobert Bosquette

La cartouche Flobert qu'on connait aussi sous le nom de bosquette est une cartouche sans poudre,
Seule l'amorce est présente, la percussion de l'amorce et le dégagement de gaz que l'explosion produit permet un tir jusqu'à 20 mètres maximum, au-delà la balle n'a plus de force et tombe.
La 22longZ, avec laquelle on tire généralement en juillet, est similaire
à la différence que la douille plus longue est plus facile à manipuler. La longueur de la douille qui diminue la force de l'explosion, est compensée par quelques grains de poudre.

Il était aussi d'usage de tirer les campes.
Les campes que l'on rencontre encore de temps en temps, sont des sortes de petits canons posés au sol, la bouche en l'air, remplis de poudre et reliés entre-eux par une trainée de poudre,
une fois la mise à feu effectuée, les tirs déclenchent une pétarade dont le bruit va croissant selon le calibre de la campe...
qui parfois fait éclater les carreaux.
Les campes remplaçaient les anciennes salves d'honneur tirées lors des fêtes,
tradition qui s'est toutefois perpétuée chez les Francs Arquebusiers

De1897 à 1902, la compagnie participe aussi à Liège au cortège à Saint Walburge en hommage aux héros de 1830, on n'en trouve plus trace plus tard jusqu'en 1905 et 2005 lors des cortèges patriotiques à Bruxelles

Vers le 20e siècle

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