1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
le 18e siècle


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arquebusiers de Visé, peinture de Jaminet

Ttableau d'Albert Jaminet dont on voit les armoiries sur la cheminée du centre, qui offrit sa collection d'armes au musée des FAV.

La compagnie disposait
depuis sa fondation d'un quartier,
d'abord à la Maison de Ville
puis à l'Hôtel de Ville,
lorsqu'il fut construit au début du 17e siècle
d'où l'expression connue toujours aujourd'hui
"aller sur le quartier"
qui qualifie la réunion du jeudi avant la fête

Hôotel de Ville de Visé, maquette SRAHV
maquette de l'Hôtel de Ville de Visé.
Collection SRAHV, Musée de Visé

En 1713,
au lieu-dit "les Xhorres", dans le quartier de Souvré à l'entrée de la ville,
un paldiet pour le tir au papegai est inauguré

Ce site était partagé avec les Arbalétriers qui pratiquaient aussi le tir à l'oiseau depuis longtemps

Il faut savoir que c'était un mât de parfois plusieurs dizaines de mètres de haut.
On utilisait par ailleurs souvent un mât de bateau.

Ce tir est encore pratiqué aujourd'hui par certaines compagnies, surtout des archers qui tirent à la verticale, mais qu'il devient de plus en plus rare avec les armes à feu qui nécessitent une grande aire de dégagement.
A Montzen par exemple (province de Liège), où la fête à lieu en août, le mât de la société de tir fait une dizaine de mètres de haut.
Le papegai était parfois aussi placé sur une butte en terre qui retenait les balles

Georges-Louis de Berghes Prince évêque de Liège

Georges-Louis de Bergues
1724-1743


Né le 5 septembre 1662. Fils d'Eugène de Glymes, dit de Berghes. Ancien colonel de cavalerie au service des Pays-Bas espagnols.. Chanoine de Saint-Lambert, le 17 décembre 1695. Élu évêque de Liège, le 7 février 1724.
Eut pour compétiteur l'archevêque de Cologne Clément-Auguste de Bavière, neveu du prélat précédent, le cardinal prince de Saxe et le prince de la Tour d'Auvergne, archevêque de Vienne en Dauphiné.
Le chapitre n'aurait plus voulu de prélat absent continuellement et aurait porté ses suffrages sur un candidat du pays, disposé à fixer sa résidence  dans le pays.
Défend avec ténacité les droits territoriaux du pays de Liège contre des empiétements des Pays-Bas Autrichiens.

armes de Georges-Louis de Berghes Prince évêque de Liège
Georges-Louis de Bergues
1724-1743

1730
Le paldiet est détruit par une tempête,
reconstruit en 1755, il restera en usage jusqu'au milieu du 19e siècle.

Jean-Théodore de Bavière Prince évêque de Liège

Jean Théodore de Bavière
1744-1763

Né le 3 septembre 1703. Fils de Maximilien-Emmanuel, Électeur de Bavière, et de Thérèse Cunégonde, Charlotte Sobieski, fille de Jean III (1674-1696), roi de Pologne. Frère de l'empereur Charles de Bavière (1711-1740). Fit ses études à l'université d'Ingelstadt du 12 septembre 1719 au 17 mars 1721, puis à l'université de Sienne. Évêque de Ratisbonne le 29 juillet 1719, suite à la renonciation de son frère Clément-Auguste, archevêque de Cologne. Évêque de Freisingen en 1730. Chanoine de Saint-Lambert en 1738. Élu à l'unanimité évêque de Liège, le 23 janvier 1744. Inauguré le 10 mars, après la signature d'une capitulation. Nommé cardinal par le pape Benoît XIV (1740-1758),  le 17 janvier 1746.

armes de Jean-Théodore de Bavière Prince évêque de Liège

Jean Théodore de Bavière
1744-1763

 

Charles Nicolas d'Outrelmont Prince évêque de Liège

Charles Nicolas d'Outrelmont
1763-1771

Né le 26 juin 1716, au château de Warfusée. Fils de François-Paul-Émile, comte d'Oultremont et de Marie-Isabelle de Bavière de Schagen, comtesse de Warfusée. Fit ses études à l'université de Reims et au collège Louis-le-Grand à Paris. Nommé chanoine de Saint-Lambert en 1733 ou 1737 par le pape Clément XII (1730-1740).
Élu, le 20 avril 1763, par 31 voix contre 19 au Prince Clément de Saxe, fils d'Auguste III (1735-1763), roi de Pologne, soutenu par l'Autriche et la France.
Validité de l'élection contestée, mais confirmée par le pape Clément XIII (1758-1769), le 30 mai 1763. Inauguré le 10 juin, après la signature d'une capitulation.
Il laissa le gouvernement du pays à son frère, le comte Jean de Wégimont et à sa famille
.

armes de Charles Nicolas d'Outrelmont Prince évêque de Liège
Charles Nicolas d'Outrelmont
1763-1771


François-Charles de Velbruck Prince-évêque de Liège

François-Charles de Velbruck
1772-1784

Né le 11 juin 1719, près de Dusseldorf. Fils de Maximilien-Henri, comte de Velbruck, et de Marie-Anne de Wachtendonck de Germenseil. Fit des études universitaires en Allemagne. Remplaça son frère Adam, en 1735, à Saint-Lambert. Élu à l'unanimité, le 16 janvier 1772. Entrée solennelle le 24 mars 1772. Diacre, le 20 avril, prêtre, le 26, sacré évêque, le 3 mai, par le suffragant d'Arberg.
Très ouvert aux arts, en 1779 il fonde la Société d'Emulation, qui a pour but de favoriser le développement des lettres, des sciences et des arts et qui devient la tribune de propagande des idées philosophiques.
On y trouve les ouvrages de Rousseau, Diderot, Voltaire..etc;

armes de François-Charles de Velbruck Prince-évêque de Liège
François-Charles de Velbruck
1772-1784

Le prince-évêque François-Charles de Velbruck (1772-1784), esprit émancipé, se montre favorable aux philosophes et laisse se répandre les idées nouvelles.
C'est même de la société «Emulation», qu'il fonde en 1779 pour encourager le goût des arts, des lettres et des sciences, que sortiront certains chefs de la révolte.

Car la révolte gronde déjà.
Depuis 1684, le pouvoir appartient au prince-évêque, aux chanoines de la
cathédrale Saint-Lambert et à l'aristocratie.
Le bas clergé, la petite noblesse, la bourgeoisie industrielle, les ouvriers, les paysans, ne participent donc pas à la gestion des affaires publiques.
En outre, la situation du petit peuple n'est guère enviable; le chômage et la mendicité sévissent; des voix s'élèvent pour réclamer plus des changements politiques et davantage de justice sociale.

En 1784, c'est César-Constantin-François de Hoensbroeck qui devient prince-évêque.
Hostile à toute réforme, ce souverain autoritaire attise la rébellion qui couve.

César Constantin François de Hoensbroeck Prince-évêque de Liège

César Constantin François
de Hoensbroeck
1784-1792

Né le 28 août 1724, au château d'Oest, à Buers. Fils d'Ulric Antoine, comte de Hoensbroech, et d'Anne, comtesse de Nesselrode d'Elneshoven. Fit ses études à l'université d'Heidelberg. Chanoine écolâtre de Notre-Dame, à Aix-la-Chapelle.
Chancelier du prince Charles d'Oultremont.
Élu par acclamation, le 21 juillet 1784. Fit son entrée solennelle, le 23 août 1784. Sacré évêque, le 19 décembre 1784. 

armes de César Constantin François de Hoensbroeck Prince-évêque de Liège
César Constantin François
de Hoensbroeck
1784-1792

En juin 1787, Hoensbroeck envoie à Spa deux cents hommes et deux canons pour faire fermer une maison de jeu. L'événement et le long procès qui s'ensuit sont le prétexte d'un regain de contestation, et la Révolution qui éclate à Paris en juillet 1789 achève d'échauffer les ardeurs.

Le 18 août 1789, Jean-Nicolas Bassenge et d'autres démocrates se rendent à l'hôtel de ville.
Ils réclament la démission des magistrats en place et font nommer des bourgmestres populaires: Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret. La citadelle de Sainte-Walburge tombe aux mains des insurgés. Hoensbroeck est ramené de son château de Seraing pour ratifier la nomination des nouveaux édiles et abolir le règlement tant contesté de 1684.

Mais il ne s'agit là que d'une ruse. Quelques jours plus tard, le tyran s'enfuit à Trèves, en Allemagne. Le tribunal de l'Empire condamnera l'insurrection liégeoise et ordonnera le rétablissement de l'ancien régime dans la principauté de Liège.

En attendant, les Etats du pays de Liège préparent une Constitution dans laquelle on trouve notamment l'égalité de tous devant l'impôt, l'élection des députés par le peuple et la liberté du travail.


1789,

La Révolution française portera ses effet jusque dans la principauté

En 1792 la république est proclamée en France.
Le 6 novembre 1792, le général français
Dumouriez inflige à Jemappes une lourde défaite aux Autrichiens; il entre à Liège le 28, au milieu de l'enthousiasme populaire.
Les patriotes exilés lors du retour de Hoensbroeck rentrent avec l'armée française, tandis que s'enfuit François-Antoine-Marie de Méan

Le 17 février 1793, une assemblée nationale liégeoise élues par les citoyens de dix-huit ans décide la réunion de la principauté à la France.
Mais en mars, l'armée française est vaincue à
Neerwinden: les Autrichiens réoccupent Liège et ramène le prince-évêque.

Cette seconde restauration est de courte durée.
Le 26 juin 1794, les troupes républicaines remportent la victoire de
Fleurus.

Le 27 juillet 1794, les troupes autrichiennes quittent Liège après avoir bombardé et incendié le quartier d'Amercoeur, laissant le Prince-Evêque François Antoine de Méan sans protection et le contraint à l'exil

1794,
François Antoine de Méan s'enfuit, il aura été le dernier Prince-Evêque.

François Antoine de Méan, dernier prince-évêque de Liège

François Antoine de Méan
1792-1794

Né le 6 juillet 1756, au château de Saive, près de Liège. Deuxième fils de François-Antoine, comte de Méan de Beaurieux et du Saint-Empire, chambellan de l'archevêque-électeur de Cologne, et de Anne-Elisabeth-Françoise, comtesse de Hoensbroeck, sœur du Prince-Évêque précédent. Suivit les cours de philosophie à l'université de Louvain. Étudia le droit romain et le droit canon à l'université de Mayence. Fréquenta les universités de Douai et de Nancy. Fut reçu à Saint-Lambert, le 28 mai 1777. Reçut la prêtrise en 1785. Fut suffragant de son oncle, le 19 février 1786. Prévôt de Saint-Martin, le 1er mars 1788  Archidiacre de Brabant, le 12 décembre 1791. Élu à l'unanimité, le 16 août 1792. Confirmation du pape, le 3 septembre 1792.
Devient le premier primat de Belgique le 28 juillet 1817. Mort à Malines le 25 janvier 1831.

armes de François Antoine de Méan, dernier prince-évêque de Liège
François Antoine de Méan
1792-1794

Le 1er octobre 1795,
la Convention décrète l'incorporation de la Principauté à la République Française, entraînant par la même sa disparition et
sa répartition sur trois départements:
Ourthe, Meuse-Inférieure et Sambre-et-Meuse.

armes de Bonaparte
Bonaparte

La Principauté de Liège n'est plus.
C'est un véritable état qui s'écroule après près de 800 ans d'existence.

Cette disparition sera entérinée en 1801 par le Concordat qui rétablit la paix religieuse, conclut entre Bonaparte et le Pape Pie VII.

Liège n'est plus une capitale.
Mais ses habitants garderont toujours leur esprit frondeur et leur soif de liberté.

Avec l'instauration d'un nouvel état, une nouvelle organisation est mise en place,
sous la coupe de la France révolutionnaire
puis napoléonienne
et ensuite sous domination hollandaise

A partir de 1796,

tous les serments, milices et confréries,
se transformèrent en société d'agrément suite à l'ordre de dissolution des compagnies armées donné juste après la Révolution Française et qui était déjà d'application en France depuis 1792.

Remplacée par la Gendarmerie et une armée régulière née de la conscription, les gildes et confréries prirent ainsi le nom
d'anciens-arquebusiers, anciens-arbalétriers ou anciens-archers
mais dans toutes les villes gardaient leur influence.

Dans la plupart des cités, en grande pompe, les confréries armées déposèrent leurs drapeaux qui furent accrochés dans les églises et elles cessèrent leurs activités.
Certaines les reprendront un peu plus tard, comme à Visé, mais plus comme compagnies chargées de la défense de la ville,
mais comme sociétés d'agrément et sociétés de tir.

 

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