1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
le 17e siècle

 

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Retour au 16e siècle Vers le 18e siècle dernière mise à jour:30/11/10

 

Prince-Eveque Ferdinand de Bavière

Ferdinand de Bavière
1612-1650

Né le 07 octobre 1577.
Quatrième fils de Guillaume V, duc de Bavière, comte palatin du Rhin et de Renée de Lorraine.
Neveu d'Ernest de Bavière. Coadjuteur (imposé au Chapitre du vivant de son prédécesseur) de l'archevêché de Cologne, en 1595 et de l'évêché de Liège, en 1601.
Prince-électeur d'Empire. Cumula les évêchés de Munster, de Hildesheim et de Paderborn.
Ne prit jamais les ordres sacrés.
Prit possession du siège épiscopal de Liège après avoir, le 16 mars 1612, juré d'observer une minutieuse capitulation.
Titulaire de cinq évêchés et de l'abbaye de Stavelot, il résida peut souvent à Liège (6 mois et 18 jours au cours des 23 premières années de son épiscopat)
.

Armes de Ferdinand de Baviere
Ferdinand de Bavière
1612-1650

 

Maximilien-Henri de Bavière prince-évêque de Liège

1650

Maximilien Henri de Bavière
1650-1688

Né en 1621.
Fils d'Albert VI, duc des deux Bavières, et de Mathilde de Leuchtenberg.
Chanoine de Liège, le 17 avril 1649. Coadjuteur de son oncle Ferdinand de Bavière, le 19 octobre 1649.
Évêque d'Hildesheim, Archevêque de Cologne et Électeur du Saint-Empire. Évêque de Munster en 1683.
Prête serment le 12 octobre 1650 (capitulation).
Consacré évêque de Liège, le 29 octobre 1651, il régna en despote pendant 38 ans, sous l'influence de ses amis d'enfance, devenus ses conseillers : François-Egon (1625-1682) et surtout Guillaume-Egon de Furstenberg (1629-1704).
Absent de Liège de 1671 à 1684.

armes de Maximilien-Henri de Bavière prince-évêque de Liège
Maximilien -Henri Bavière
1612-1650

1672

Une incursion, celle des français et en particulier de leur Roi Louis XIV qui en mai 1672 installera son quartier général à Devant-le-Pont, dans une maison toujours visible avenue Roosevelt mais qui a été reconstruite puisque le millésime sur la façade est postérieur de près de 50 ans à la visite du roi.
Il rencontra vraisemblablement les officiers des gildes, lui qui avait octroyé des lettres patentes à des compagnies similaires en France (voir plus bas)

Lors d'une de ces rencontres un bon bourgeois visétois voulant se piquer de français choisi, et ayant grand soif, dit au Roy:
"Sire, si nous buvâmes ?"
"Oui, si nous buvâmes à la santé des visétois"

répondit le Roy nullement mécontent...
L'anectode fit du voyage et on buvâme longtemps à la cour du Roi Soleil à la santé des visétois.

Louis XIV assiégeait alors Maastricht où le Capitaine de ses Mousquetaires Charles de Batz de Castelmore plus connu sous le nom de
d'Artagnan, trouva la mort le 25 juin 1673
La ville de Visé, neutre dans cette guerre contre la Hollande, est surtout acquise à la cause des riches Chiroux de Liège.
La Principauté est théoriquement neutre et les troupes étrangères ne se gênent pas pour la traverser, en se servant au passage

Jean-Louis d'Elderen Prince-évêque de Liège

Jean-Louis d'Elderen
1688-1694

Né en 1616. Fils de Guillaume, seigneur de Genoels-Elderen et d'Elisabeth de Warnant. Chanoine de Liège, le 8 novembre 1636. Chantre en 1661, puis grand-doyen de Saint-Lambert en 1669. Prévôt de la collégiale de Saint-Barthélemy et de Notre-Dame de Tongres. Élu, le 17 août 1688. Consacré évêque le 27 décembre 1688, dans l'église de l'abbaye des Prémontrés. Capitulation jurée le 30 décembre 1688.

armes de Jean-Louis d'Elderen Prince-évêque de Liège
Jean Louis Elderen
1688-1694

L'avantage pour une cité d'avoir une gilde en plus d'une milice régulière était de pouvoir faire appel en cas d'urgence et en de brefs délais, à un renfort d'hommes habitués au maniement des armes et aptes à défendre la ville.
Chaque membre d'une gilde devait disposer de son arme propre et d'une provision suffisante de munitions
Cela coûtait ainsi moins cher pour le trésor de la cité qui ne devait pas investir dans l'armement,
mais en contrepartie, celle-ci devait pourvoir aux dépenses, pour l'achat de poudre et de balles ...
mais aussi pour les libations auxquelles arbalétriers et arquebusiers se livraient lors de leurs fêtes, et des concessions étaient faites aux gildes.
Ainsi, des rentes sur des terrains ou des taxes perçues leurs étaient attribuées, parfois en se faisant un peu tirer l'oreille.
Mais progressivement, ces droits s'amoindrirent ou vinrent à disparaître avec l'apparition de corps d'armée réguliers.

Le tir à l'oiseau (ou à la cible) était un excellent entrainement, d'autant plus que mettre l'oiseau à terre pouvait parfois prendre plusieurs jours
et il se terminait toujours dans la fête et la liesse... et la bière y coulait généreusement,
Tradition bien sympathique qui s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui.

Visé en 1625

Cette vue de Visé vers 1625 montre tout à droite le paldiet sur lequel arbalétriers et arquebusiers tiraient
Il est situé hors de la ville pour d'évidentes raisons de sécurité: carreaux ou balles qui retombent mais aussi danger de mettre le feu à la cité construite principalement en bois, en tirant à la poudre noire et en se promenant avec des mèches continuellement allumées

On peut aisément imaginer sa hauteur en fonction du clocher de la Collégiale toute proche

Nous sommes dans l'époque de la dynastie de Bavière puisque de 1580 à 1763 cinq princes de la Maison de Bavière occuperont quasi sans discontinuer le trône épiscopal;
Ferdinand et son neveu Maximilien-Henri furent impliqués dans les rebondissements de guerres civiles qui ensanglantèrent plus d'une fois les rues de Liège.

Ils eurent bien de la peine à maintenir une neutralité apparente entre Espagnols, Hollandais et Français à qui s'alliera Joseph-Clément.

Joseph-Clément de Bavière Prince évêque de Liège

Joseph-Clément de Bavière
1694-1712

Né le 6 décembre 1671. Fils de l'Electeur Frédéric-Marie, duc des deux Bavières et de Henriette-Adélaïde de Savoie. Frère du gouverneur général des Pays-Bas. Électeur et archevêque de Cologne, le 19 juillet 1688. Élu, le 20 avril 1694, par 24 chanoines contre 21 pour le prince Louis-Antoine, duc de Neubourg, beau-frère de l'empereur Léopold. Fait son entrée à Liège le 24 septembre 1694.
Il signa une capitulation le 25 octobre où il s'obligeait, entre autres, de résider six mois, chaque année, au diocèse de Liège.
Évêque de Freisingen, coadjuteur à Ratisbonne et à Hildesheim.

armes de Joseph-Clément de Bavière Prince évêque de Liège
Joseph-Clement de Bavière
1694-1712

Vers le 18e siècle

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