|
|
|
Les Arquebusiers de Visé - le 17e siècle |
||
| Vous
écoutez le Canon de Pachelbel Le Canon en ré majeur sur une basse obstinée de Johann Pachelbel fait partie d'une pièce de musique de chambre baroque, écrite aux alentours de 1680 pour trois violons et une basse continue. |
||
| Home | Retour au 16e siècle | Vers le 18e siècle | dernière mise à jour:25/09/09 visiteurs depuis septembre 2002 |


|
La compagnie disposait |
|
La construction de l'hôtel de ville de Visé débuta en 1611 pour se terminer en 1613
Ferdinand de Bavière Né le 07
octobre 1577. |
|
1618,
C'est la guerre de trente Ans qui commenceCHIROUX et GRIGNOUX
A partir de 1633, les partisans du pouvoir princier, habillés de noir et de blanc telles des hirondelles, les Chiroux, s'opposeront aux grincheux ou Grignoux du parti populaire. Ces deux partis liégeois s'affrontèrent pendant plusieurs années ( première moitié du XVIIème siècle).
Les Chiroux: à base aristocratique, bourgeoise et cléricale, défendent les intérêts du prince-évêque et de l'Empire
Chiroux ainsi nommés par leurs adversaires parce que la compagnie militaire qui en forme le noyau est habillée d'un costume à bas blancs, habit noir et culottes blanches qui rappelle la robe d'une hirondelle (chirou en wallon de Liège).Les Grignoux: qui représentent le peuple, partisan de la France (parti français de La Ruelle) ainsi surnommés par les Chiroux ("grincheux", "grognards").
Le 17e siècle sera assez calme pour la compagnie, seules quelques tensions sont à signaler entre celle-ci et la ville concernant les subventions à attribuer aux arquebusiers.
1636
Journée d'émeutes dans la Cité de Liège.
Tentative de coup de force des Chiroux contre les magistrats de la Cité.
Ils sont repoussés par les Grignoux.En 1637 à Liège, les Grignoux , les partisans de libertés communales accrues, et les Chiroux , partisans du renforcement de l'autorité du prince-évêque, s'affrontent.
A la tête des Grignoux tête, Sébastien Laruelle, bourgmestre en 1630 et 1635.
Le prince-évêque, Ferdinand de Bavière, cumulant de nombreuses charges, administre Liège de loin et sans énergie. Les Chiroux cherchent le soutien des Pays-Bas Espagnols et les Grignoux l'aide de la France. Le cardinal Richelieu prend parti pour Laruelle car Liège doit rester neutre : c'est un couloir vers la Hollande et une frontière entre les Espagnols et les Allemands.
L'abbé de Mouzon, l'envoyé de Richelieu, et René de Renesse, comte de Warfusée, ancien directeur des finances du roi d'Espagne aux Pays-Bas, soutiennent Laruelle.
Warfusée a fui Bruxelles après avoir dilapidé les sommes dont il était responsable.
Les Grignoux l'ont recueilli et installé à Liège.
Celui-ci, au courant des tendances françaises, décide de tout dévoiler au roi d'Espagne et à son allié l'empereur d'Allemagne pour rentrer dans leurs grâces : ce projet français sera considéré comme une trahison de Laruelle.Le 16 avril 1637, à une heure trente de l'après-midi, à un banquet chez le comte de Warfusée, la trahison s'accomplit par l'arrière de la maison longée par un bras de la Meuse : les Espagnols arrêtent Laruelle et Mouzon pour trahison.
Sitôt averti, le capitaine de Sprimont accourt, mais il est trop tard Laruelle a été assassiné.
Warfusée raconte la forfaiture et remet une fausse lettre signée du bourgmestre reconnaissant le complot. Prise d'une rage aveugle, la foule se rue dans la maison en massacrant tous les occupants. Seuls les amis de Laruelle et les femmes protégées par l'abbé de Mouzon eurent la vie sauve.
Le cadavre de Warfusée fut exposé deux jours sur le marché, puis brûlé.
Liège accorda à Sébastien Laruelle des funérailles dignes d'un souverain et sa mise en terre fut accompagnée d'un serment solennel des trente-deux métiers.1640
Paix de Tongres ou paix fourrée : fin de la guerre civile.
Nouvelle proclamation de la neutralité de la principauté, qui sera "inviolablement" observée.
Les Liégeois exempts de toute contribution aux princes allemands.
Le règlement de 1603, amendé en 1631, reste en vigueur.
La religion catholique est désormais seule tolérée dans la principauté.
1641
Élections favorables aux Chiroux.
François de Liverlo et Charles de Méan (1604-1674), bourgmestres.
Mandement faisant défense de se servir désormais des termes de chiroux et de grignoux et de chanter des chansons séditieuses.1646
Suite à la rumeur que les magistrats sortants (Chiroux) ont introduit des troupes espagnoles dans l'hôtel de ville pour s'assurer les élections du lendemain, terrible affrontement Chiroux-Grignoux, qui fait de nombreux morts.
Le 24 juillet, François de Liverlo et Charles de Méan (Chiroux), bourgmestres, à la suite d'élections contestées mais le 25 des affrontements Chiroux-Grignoux aboutissant à l'abdication de Charles de Méan au profit de l'ex-colonel Renard Jaymaert (Grignoux).1647
Retour des Grignoux au pouvoir : Pierre Bex et Barthélemy Rolan[d]s, dit Barthel (Grignoux), bourgmestres de Liège.
Le Prince-Evêque s'est réfugié à Visé avec des troupes allemandes.
Visé qui a gardé son appui aux Chiroux
Il retournera à Liège après des interventions armées.1649
Il adopte le Règlement de 1649 qui prive les liégeois de la plupart de leurs droits politiques et qui réforme le système électoral.
Les métiers n'ont plus d'attributions politiques.
Leurs biens sont confisqués au profit de la Cité.
L'élection de leurs gouverneurs appartient au conseil communal. Le nombre des jurés est réduit de 64 à 30.
Les candidats sont désignés moitié par le prince, moitié par 22 commissaires dans deux listes de 22 personnes. Un bourgmestre et 15 jurés doivent toujours être désignés parmi les candidats de l'évêque.
Abolit le tribunal des maîtres et jurés.
1650 Né en 1621. |
|
1672
Une incursion, celle des français et en particulier de leur Roi Louis XIV qui en mai 1672 installera son quartier général à Devant-le-Pont, dans une maison toujours visible avenue Roosevelt mais qui a été reconstruite puisque le millésime sur la façade est postérieur de près de 50 ans à la visite du roi.
Il rencontra vraisemblablement les officiers des gildes, lui qui avait octroyé des lettres patentes à des compagnies similaires en France (voir plus bas)
Le siège de Maestricht
Nous sommes à Visé, à peine à 15 kilomètres de Maestricht.
Ce jour-là, le Roi-Soleil est de bonne humeur.
Quand un bourgeois de Visé, pressé de vider quelques gobelets voulant se piquer de français choisi, et ayant grand soif, lui lance depuis le pont un impertinent : Sire, si nous buvâmes ?
Louis XIV se contente de répondre avec bonhomie : Oui. Si nous buvâmes à la santé des Visétois.
L'anectode fit du voyage et on buvâme longtemps à la cour du Roi Soleil à la santé des visétois.
Nous sommes en 1672.
L'armée française en route pour la Hollande bivouaque dans le quartier de Devant-le-Pont à Visé.
Toute la ville est venue voir de plus près l'impressionnant spectacle de ces milliers d'hommes vaquant à leurs occupations.
C'est le début de la guerre de Hollande.
Elle durera six ans.
Pour cette première campagne, le roi est accompagné du capitaine lieutenant de la 1re compagnie des mousquetaires : d'Artagnan, né dans le Gers entre 1611 et 1615.
C'est la capitale des Provinces-Unies que vise cette fois l'armée française.
Les soldats inondent des terres, à défaut de prendre des villes.
Les Français se conduisent mal et se servent chez l'habitant.
Cette année-là et la suivante, d'Artagnan devra morigéner ses troupes pour les ramener à plus de civilité.En 1673, retour à Visé, seconde campagne.
La ville, neutre dans cette guerre contre la Hollande, est surtout acquise à la cause des riches Chiroux.Fortifiée en 1330, elle commence à se développer depuis environ un demi-siècle quand les Français viennent y établir leur base.
Elle est aussi l'une des seules enclaves de la principauté de Liège en rive droite de la Meuse.
Le Roi a placé ses troupes dans la région de Visé et environs.
A deux pas de la citadelle la plus forte des cités protestantes : Maestricht.
A la fin de ce mois de mai 1673,
les Français réquisitionnent des Visétois pour aider les troupes à déverrouiller la cité hollandaise.
Vauban, alors jeune architecte militaire, vient de mettre au point une nouvelle tactique : les tranchées en parallèle.
Il faut des bras pour les construire et les installer autour de Maestricht.
Les habitants de la cité de l'oie feront l'affaire.
Les Hollandais canardent.
Peu après le solstice d'été, les Français décident de mettre le paquet : l'idée est d'attaquer la ville par toutes ses pointes, tous ses angles, pour désorienter la garnison, faire diversion pendant que les soldats se concentrent discrètement sur la porte de Tongres.
C'est par là que Maestricht sera prise.Le samedi 24 juin, en soirée, d'Artagnan se repose avec ses mousquetaires après un coup de force.
A plus de 60 ans, c'est un retraité, ou presque, qui continue à faire la guerre. Il fait doux. Ce sont les jours les plus longs de l'année. Il savoure. Il a raison. C'est son dernier soir, de nouveau il part au combat, son dernier...
Le Capitaine de ses Mousquetaires Charles de Batz de Castelmore plus connu sous le nom de d'Artagnan, trouva la mort le 25 juin 1673Le traité de Nimègue met fin à cette guerre cinq ans plus tard.
Maestricht, tombée après un siège de 13 jours, sera finalement restituée aux Hollandais.
La ville de Visé, neutre dans cette guerre contre la Hollande, est surtout acquise à la cause des riches Chiroux de Liège.
La Principauté est théoriquement neutre et les troupes étrangères ne se gênent pas pour la traverser, en se servant au passageLa guerre de Hollande dura de 1672 à 1678
Après le bivouac du Roi-Soleil à Visé en mai 1672, le siège de Maastricht avec la mort de d'Artagnan en juin 1673, la prise des forts de Navagne et d'Argenteau en mai 1674, commença dès le 26 janvier 1675, la destruction des remparts de Visé dirigée par le comte d'Estrades, qui commandait les troupes françaises de Maestricht.Après le traité de Nimègue en 1678, les Visétois s'activèrent à relever portes et remparts.
Mais la ville se sentant mal protégée en cas d'agression décida de placer la bourgade sous la protection de Notre-Dame de Lorette.
C'est de cette époque que date la chapelle qui se trouve à côté du cimetière en haut de la ville.
Cette chapelle est sous la protection de la Confrérie Notre Dame de Lorette http://www.ndloretteetsthadelin.be/lorette/fondationchapelle.php
Jean-Louis d'Elderen
1688-1694Né en 1616. Fils de Guillaume, seigneur de Genoels-Elderen et d'Elisabeth de Warnant. Chanoine de Liège, le 8 novembre 1636. Chantre en 1661, puis grand-doyen de Saint-Lambert en 1669. Prévôt de la collégiale de Saint-Barthélemy et de Notre-Dame de Tongres. Élu, le 17 août 1688. Consacré évêque le 27 décembre 1688, dans l'église de l'abbaye des Prémontrés. Capitulation jurée le 30 décembre 1688.
Jean Louis Elderen
1688-1694
L'avantage pour une cité d'avoir une gilde en plus d'une milice régulière était de pouvoir faire appel en cas d'urgence et en de brefs délais, à un renfort d'hommes habitués au maniement des armes et aptes à défendre la ville.
Chaque membre d'une gilde devait disposer de son arme propre et d'une provision suffisante de munitions
Cela coûtait ainsi moins cher pour le trésor de la cité qui ne devait pas investir dans l'armement,
mais en contrepartie, celle-ci devait pourvoir aux dépenses, pour l'achat de poudre et de balles ...
mais aussi pour les libations auxquelles arbalétriers et arquebusiers se livraient lors de leurs fêtes, et des concessions étaient faites aux gildes.
Ainsi, des rentes sur des terrains ou des taxes perçues leurs étaient attribuées, parfois en se faisant un peu tirer l'oreille.
Mais progressivement, ces droits s'amoindrirent ou vinrent à disparaître avec l'apparition de corps d'armée réguliers.
Nous sommes dans l'époque de la dynastie de Bavière puisque de 1580 à 1763 cinq princes de la Maison de Bavière occuperont quasi sans discontinuer le trône épiscopal;
Ferdinand et son neveu Maximilien-Henri furent impliqués dans les rebondissements de guerres civiles qui ensanglantèrent plus d'une fois les rues de Liège.
Ils eurent bien de la peine à maintenir une neutralité apparente entre Espagnols, Hollandais et Français à qui s'alliera Joseph-Clément.
Joseph-Clément de Bavière Né le 6
décembre 1671. Fils de l'Electeur Frédéric-Marie, duc
des deux Bavières et de Henriette-Adélaïde de Savoie.
Frère du gouverneur général des Pays-Bas. Électeur et
archevêque de Cologne, le 19 juillet 1688. Élu, le 20
avril 1694, par 24 chanoines contre 21 pour le prince
Louis-Antoine, duc de Neubourg, beau-frère de l'empereur
Léopold. Fait son entrée à Liège le 24 septembre
1694. |
|
textes des princes évêques de Liège sur http://perso.infonie.be/liege06/00zero.htm
Mousquetaires
anglais; création Stephen
Walsh, ©Ed Ospreyd Matchlock Musketeer 1588-1688 |
Marc Poelmans
Conservateur
29 rue des écoles
4600 Visé
0495/12.29.09
contact
©Marc Poelmans
Home
les blasons sont dessinés et placés avec l'aimable autorisation
de 

site officiel des Francs Arquebusiers: www.francs-arquebusiers.be